Les faussaires de Dieu

Quels sont les critères qui permettent à l’Église de déterminer si un phénomène mystique est vrai ou faux ? C’est la question qui préside dans cette enquête. Suivant la méthode de la critique historique, Joachim Bouflet fait le point sur ces phénomènes, en partant des exemples qu’offrent l’histoire et la tradition de l’Église. Cet ouvrage ambitieux nous propose une véritable plongée dans un monde étrange, fait d’extases, de stigmates ou de statues qui pleurent, de fascinations et d’escroqueries. Loin de nier la dimension surnaturelle du spirituel, il aide au discernement de chacun, ouvre, par une meilleure connaissance, à l’émerveillement véritable. C’est à la suite d’un entretien avec Padre Pio, le célèbre capucin stigmatisé – aujourd’hui béatifié – que Joachim Bouflet a suivi une formation en phénoménologie mystique. Il est alors parti sur les traces des visionnaires, mystiques véritables et « faussaires » de Dieu, qui attirent tant de pèlerins.
Historien, Joachim Bouflet se consacre à la recherche et à l’étude des mentalités religieuses. Consultant auprès de postulateurs de la congrégation pour les Causes des Saints, il est l’auteur d’ouvrages sur diverses figures spirituelles et sur la phénoménologie mystique.

Rencontre Littéraire du 25 juillet

Présenté par Annik

Jardiniers du paradis

Benjamin Valloton



Où sont et que font, en cet instant, les jardiniers du Paradis ?

Seul sur son île où glissent les ombres furtives des mouettes, le montagnard des Ormonts
Au delà de la « moutana » où chantent les sources échappées des névés, où sifflent les marmottes, Mathurin et le vieux qui ramène ses brebis
Dans une forêt de Savoie, Sauthier lie en fagot le bois mort qui l’hiver venu réchauffera les cœurs
Les quêteurs de paysages
Le légionnaire jurassien
Le grand oncle aux violons…

Ce livre datant de 1957 (une vieille édition) a attiré mon attention avec son joli titre ” les jardiniers du paradis”. Il témoigne du destin d’amis de Vadrouille, des amis de Dieu qui tiennent dans leur main un bonheur tranquille.

Virginie


Rencontre Calis Juillet


Rencontre estivale en petit comité


Nous recherchons parfois Jésus ou Marie dans le ciel, les icônes, les prières, la méditation…
espérant ressentir leurs présences douces et aimantes, mais la part du divin n’est il pas aussi
chez l’homme, à travers les personnes qui se présentent à nous au moment propice ?


« Jardiniers du paradis » de Benjamin Vallotton :
Où sont et que font, en cet instant, les jardiniers du Paradis ?
Seul sur son île où glissent les ombres furtives des mouettes, le montagnard des Ormonts
Au delà de la « moutana » où chantent les sources échappées des névés, où sifflent les
marmottes, Mathurin et le vieux qui ramène ses brebis
Dans une forêt de Savoie, Sauthier lie en fagot le bois mort qui l’hiver venu réchauffera les
cœurs
Les quêteurs de paysages
Le légionnaire jurassien
Le grand oncle aux violons…
Des amis de la Vadrouille et des amis de Dieu qui tiennent dans leur main un bonheur
tranquille.


« Fils de mille hommes » de Valter Hugo Mae
Crisóstomo, un pêcheur solitaire, décide à quarante ans de prendre son destin en main. Il
se construit une famille, puisque l’amour est avant tout la volonté d’aimer.
Ce texte sensible et humain au style ciselé est un éloge de tous ceux qui résistent aux
injonctions de l’évidence et fait comprendre comment finalement le rêve change la vie.
A t on besoin de miracles où les témoignages des hommes suffisent ils?


Les faussaires de Dieu de Joachim Bouflet
Quels sont les critères qui permettent à l’Eglise de déterminer si un phénomène mystique
est vrai ou faux ? C’est la question qui préside à cette enquête. Loin de nier la dimension
surnaturelle du spirituel, il aide au discernement de chacun, ouvre, par une meilleure
connaissance, à l’émerveillement véritable.

Douter, c’est peut être cela détenir la vérité…


« Danser en plein seisme » de Robert Scholtus
Dans ce livre qui vaut toutes les vitamines, Scholtus nous invite à nous retrousser les
manches et à proposer joyeusement et résolument l’Évangile. Le monde a plus que jamais
besoin du christianisme et de ses « ressources ». « Ne soyons pas des agélastes (ceux qui ne
savent pas rire) ; pratiquons l’eutrapélie (Saint Thomas d’Aquin) l’art de plaisanter ;
La joie comme source de la relation d’amour avec Dieu ?


L’équipe de Calis

La nuit de feu

Eric Emmanuel Schmitt

À vingt-huit ans, Eric-Emmanuel Schmitt entreprend une randonnée dans le grand Sud algérien. Au cours de l’expédition, il s’égare dans l’immensité du Hoggar. Sans eau ni vivres durant la nuit glaciale, il n’éprouve pourtant nulle peur et sent au contraire se soulever en lui une force brûlante. Un sentiment de paix, de bonheur, d’éternité l’envahit. Le philosophe rationaliste voit s’ébranler toutes ses certitudes. Ce feu, pourquoi ne pas le nommer Dieu ?
Cette « nuit de feu », Eric-Emmanuel Schmitt la raconte pour la première fois, dévoilant au fil d’un fascinant voyage intérieur son intimité spirituelle et l’expérience qui a transformé sa vie d’homme et d’écrivain.

Eric Emmanuel Schmitt, philosophe, a enseigné en faculté, est aussi un écrivain prolixe : romans, pièces de théâtre, essais…

Dans ce livre, il raconte la randonnée qu’il a effectué lorsqu’il avait 28 ans,. Le projet, avec son collègue, Gérard était de faire un film sur Charles de Foucault. Ils partent avec un groupe d’une dizaine de personnes, voyage organisé et accompagné par un guide et touareg, depuis Tamanrasset jusqu’à l’ermitage de l’Assekrem. Il raconte cette semaine de marche dans le désert, les discussions philosophiques avec certains membres du groupe… jusqu’à cette « nuit de feu », expérience qui a changé sa vie. Cette nuit où il s’est retrouvé seul, perdu en plein désert.

Ce roman est agréable à lire, il amène à réfléchir, à travers les propos tenus par l’auteur. Eric, non croyant, bavarde souvent avec Ségolène, catholique. Il y a un plan, un dessein intelligent. Le cosmos et la vie attestent l’existence d’un esprit supérieur : Dieu.

6 personnes dont Eric gravissent le Mont Tahat, le plus haut sommet du Hoggar. A la descente, Eric descend plus vite que les autres, seul, et ne retrouve pas le campement. Il n’a pas de nourriture, rien pour se couvrir dans la nuit glaciale, il pense qu’il va mourir. Il essaie de se recouvrir de sable pour avoir moins froid. (p 132) soudain… il se détache. On le hisse ? Il s’élève et flotte. Il a 2 corps, l’un sur terre, transi, l’autre léger, tranquille. Paix, confiance, bonheur excessif, joie, flamme. La force me pénètre : je suis irradié ! Je fusionne. Il existe ! Je suis ravi. Tout à un sens ! Tout est justifié ! « Mourrai je bientôt ? » demande t il à l’extase. Pas de précisions mais « ce sera utile et merveilleux » il doit apprendre à accepter cet événement, mieux même, à l’aimer.


Ce jour là constituera une bonne surprise. Ce n’est pas une fin mais un changement de forme. On gagne une patrie, l’unité première inconnue, en toute sérénité et confiance ! ».

Une lectrice

Calis juin

Quelqu’un meurt et c’est comme un silence qui hurle, mais s’il nous aidait à entendre la fragile musique de la vie” Benoît Marchon

Lors de la rencontre Calis, le sujet de la mort a été abordé suite aux souvenirs de proches défunts, souvent arrachés prématurément par la maladie, laissant derrière eux un sentiment de vide et de souffrance.

Saint François d’Assise : Sœur la mort

« Loué sois tu mon Seigneur pour notre sœur la mort corporelle à qui nul homme vivant ne peut échapper… »

François avait souhaité vivre ses derniers instants en musique :

« Au milieu de ses souffrances, François n’avait pas beaucoup de soulagement. La prière et la méditation, en quelque manière l’aidaient à tenir mais ne lui ôtaient pas le besoin d’avoir quelque chose qui soulagerait le poids d’une journée passée dans le noir pour ne pas fatiguer ses yeux. Une jour il avait demandé qu’on lui fasse un peu de musique… les frères vinrent à lui et ils commencèrent à chanter, les notes s’élevaient, résonnant dans les salles… c’était un son joyeux…Les gens venus pour pleurer et plaindre François demeuraient choqués de cette musique pleine de joie.

On alla trouver François pour lui faire remarquer. Le bienheureux François répondit
  Frère, laisse moi me réjouir dans le Seigneur et chanter ses louanges au milieu des mes infirmités

Grains de Kéfir

Peut-être que la vie ressemble aux grains de Kéfir. De l’eau, un soupçon de sucre, du citron, et tout à coup, c’est la fête des bulles. Cette joie célébrée lors d’un verre en signe d’amitié.

Remercier pour le cadeau de celle qui l’a apporté.
Sourire et savourer la délicieuse boisson fruitée en cette saison chaude.
Partager avec l’hôte se présentant à l’improviste.
Associer la boisson avec les raisins d’une viennoiserie.

Moment de partage, de solidarité, de convivialité qui nous indique que la vie continue malgré tout…

Pour reprendre les paroles de Saint Augustin :
(cf mise en musique de Robert Charlebois

La mort n’est rien
Tu vois, tout est bien
Tu retrouveras mon cœur
Essuie tes larmes
Et ne pleure pas si tu m’aimes
Je suis seulement passé de l’autre côté
Pense à moi
Souris, prie pour moi
Et continue à rire
De ce qui nous faisait rire ensemble
Ne pleure pas si tu m’aimes
Et donne-moi le nom que tu m’as toujours donné
Je suis moi et tu es toi
Ce qu’on a été l’un pour l’autre
Nous le sommes toujours
Toujours

L’équipe de Calis

Le Très-Bas

Christian Bobin

L’enfant partit avec l’ange et le chien suivit derrière. Cette phrase convient merveilleusement à François d’Assise. On sait de lui peu de choses et c’est tant mieux. Ce qu’on sait de quelqu’un empêche de le connaître. Ce qu’on en dit, en croyant savoir ce qu’on dit, rend difficile de le voir. On dit par exemple : Saint-François-d’Assise. On le dit en somnambule, sans sortir du sommeil de la langue. On ne dit pas, on laisse dire. On laisse les mots venir, ils viennent dans un ordre qui n’est pas le nôtre, qui est l’ordre du mensonge, de la mort, de la vie en société. Très peu de vraies paroles s’échangent chaque jour, vraiment très peu. Peut-être ne tombe-t-on amoureux que pour enfin commencer à parler. Peut-être n’ouvre-t-on un livre que pour enfin commencer à entendre. L’enfant partit avec l’ange et le chien suivit derrière.

Conseillé à la rencontre littéraire du 27 juin 2026

Il y a des jours où les planètes s’alignent. Suite à l’ emprunt du livre « Le soleil se lève sur Assise », un autre livre sur la vie de Saint François m’est prêté (de Gianmaria Polidoro), suivi d’un ouvrage de Christian Bobin, également consacré à Saint François. Que tente-t-il de nous communiquer ?

Le premier ouvrage déborde d’espérance qui s’éveille à l’instar du soleil sur des vies abîmées : le second se lit comme un roman et nous avançons aux côtés de François, une œuvre moderne . Et puis, il y a “Le très bas“, une véritable révélation poétique.

Christian Bobin se demande comment peut on échouer quand on a Dieu avec soi ? Même en prison, François chantait ; il a trouvé la lumière du monde. François “un brave petit maçon” choisi par Dieu pour réparer sa maison qui tombe en ruine… Il comprend que la vérité est plus dans “le bas” que dans “le haut” et s’approche de la pauvreté. “Le très bas habite où la lumière manque de tout.Saint François parle aux hirondelles, s’entretient avec les loups ; il entre en réunion avec les pierres et organise des colloques avec les arbres. Il parle avec tout l’univers.

Sept siècle plus tard, l’oiseau s’en est allé avec son chant mais résonne encore ses paroles ” je ne vous demande pas d’être parfait, je vous demande d’être aimant“. Aurait il pensé que quelques siècles plus tard, un pape prendrait son nom ?

Si on veux connaître un homme, il faut chercher la direction où la vie l’a secrètement tournée. Trois livres tournés vers Assise.

Virginie

François d’Assise

Gianmaria Polidoro

La vie de ce saint écrite dans un style simple et vivant. Fidèle aux sources historiques, l’auteur en donne un portrait en éliminant tout développement légendaire.

Présenté à la rencontre littéraire du 27 juin 2026

« A mon avis François a retrouvé la clef perdu des problèmes qui tourmentent le monde et il est persuadé qu’elle conduit à une meilleure réalisation d’une vie sociale dans la joie. L’éternel problème de la recherche d’un langage clair qui permette d’expliquer aux autres comme à soi même le bouillonnement des intuitions intérieures avec comme point de départ l’évangile. »

  • Avec François, les pauvres devraient avoir une concurrence imprévue ! Mais il disait que c’était la pauvreté volontaire qui ne pèse pas.
  • Les frères prêchaient et enseignaient la conversion et la louange, la pauvreté et l’obéissance, la simplicité et l’amour de Dieu en Italie et au delà en direction des quatre vents.
  • François avait besoin de communiquer ce que le seigneur lui a fait comprendre.
  • A Rome les cardinaux trouvaient ce petit groupe enthousiaste. Le pape, c’est de son ressort de faire avancer la barque et s’il avait un bon rameur de plus c’est toujours ça de gagner. Un homme sage qui conçoit la vie de façon spontané. La proposition de ce petit homme d’Assise renfermait quelque chose de mystérieux qui donnait à réfléchir. Le pape souhaitait cependant que des règles soient instaurées.

« Très cher fils, votre vie paraît très dure et difficile, nous croyons que votre ferveur est si grande qu’il n’y a pas lieu de douter de vous mais nous devons penser à ceux qui suivront afin que cette vie ne leur paraisse pas trop pénible (trois compagnons) ».

Trouver une règle de vie. Accueillir les femmes avec Claire, cette fille qui voulait changer de vie et sortir de chez elle. Mais François a toujours trouvé des alternatives, il avait la notion de liberté.

Certes il y avait des moments d’incertitude et le feu allumé donnait parfois plus de fumée que de chaleur mais Saint François avait le soutien des papes, il ne se sentait pas seul devant l’incertitude de l’avenir.

«Un homme grimpe sur une montagne et peine dans cette ascension et puis il regarde ce panorama spectaculaire et l’horizon qui s’agrandit au fur et à mesure qu’il monte comment fait il pour ne pas louer le seigneur même si ses mains sont ensanglantées et que son épuisement est au maximum. Je crois que si nous voulons comprendre ce moment particulier où de la douleur naît la joie, nous devons penser à un homme qui escalade une paroi rocheuse l’exemple du grimpeur, celui qui dangereusement s’attache à une corde au dessus de l’abîme ouvert sous ses pieds qui lutte et qui souffre dans la tempête, le froid, l’obscurité de la nuit et toujours la solitude pour avancer d’un mètre et encore un mètre, ses mains sont douloureuses tout le corps est tendu et peine, tandis que son cœur éclate parce qu’il sait d’où il vient et qu’il sait aussi qu’il va à la conquête du sommet de la montagne »

  • Proche de la mort, François avait demandé de la musique. Il y a des gens qui n’arrivent pas à concevoir le christianisme comme une religion du sourire et de la joie

La vraie mission de François, ce n’es pas de rêver de fraternité mais d’accepter de vivre avec ses frères avec tous ses frères non seulement avec les justes mais avec les bien portant mais aussi avec les boiteux et le estropiés et au milieu  tous il s’agit de témoigner de l’infini patience de Dieu, de son inépuisable pardon, et de sa grâce car tel est vraiment le cœur de celui qui rend témoignage de la lumière de l’évangile qui brille dans l’ombre du monde.

Un très beau livre qui se lit comme un roman.

Virginie

Respire !

Maud Ankaoua

“Tu ne le sais pas encore mais tu es exactement là où tu dois être.” Malo, 30 ans, virtuose de la finance à qui tout réussit, est appelé à Bangkok pour aider une entreprise en difficulté. Quelques semaines après son arrivée, il surprend une conversation qui l’anéantit : il ne lui resterait plus que quelques mois à vivre… Au moment où il perd tout espoir, une vieille dame lui propose un pacte étrange : en échange de trente jours de sa vie, le jeune homme sera-t-il prêt à tenter une série d’expériences qui pourraient bien modifier le cours de son destin ? Malo accepte, et le voilà embarqué dans un incroyable périple aux saveurs et aux parfums de la Thaïlande, au terme duquel il découvrira peut-être l’ultime vérité. Plus qu’un roman, ce livre est une invitation à mener la vie qui vous inspire.

Conseillé à la rencontre littéraire du 27 juin 2026 (par Sylvie)

Silence paroles de vie

Maurice Zundel

Une retraite de sept jours, un coeur à coeur avec le Dieu qui s’est fait pauvre, dans une vérité qui nous ouvre le chemin de l’espérance. L’auteur aborde des sujets comme : la nouvelle naissance, Dieu est Amour, la Trinité, le mal et Dieu, la vraie conversion, l’Église, les sacrements, l’eucharistie, Marie, etc.

Présenté à la rencontre littéraire du 27 juin 2026

Conseillé par Annik

Le coeur de Jésus

Vives flammes (revue carmélitaine)

Ce numéro de la revue Vives Flammes est entièrement consacré à la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, explorée à travers la riche tradition carmélitaine. Depuis Thérèse d’Avila jusqu’aux figures modernes comme sainte Maravillas, surnommée « la Thérèse d’Avila du XXe siècle », le numéro met en lumière les saintes et religieuses pour qui le Sacré-Cœur fut source de contemplation et d’action. La doctrine de Thérèse de Lisieux elle-même y plonge ses racines. La revue donne ainsi aux lecteurs une clé fondamentale pour percevoir la manière dont le Christ ne cesse de déverser son amour infini sur chacun depuis le transpercement de son cœur sur la Croix.

Présenté à la rencontre littéraire du 27 juin 2026

Conseillé par Annik