Vives, femmes de la Bible

André Wenin, Camille Focant, Sylvie Germain

Vives : en vingt-deux portraits, la galerie des femmes de la Bible qui ont « choisi la vie ». D’Eve à Marie, dans Ancien et dans le Nouveau Testament, elles ont magnifié Dieu comme le Vivant et celui qui fait vivre; mères, épouses, amantes, prostituées, reines ou servantes, elles ont fait passer la vie de Dieu dans celle de son peuple.
Deux exégètes, André Wénin et Camille Focant, mettent en lumière la « Vivante » en chacune de ces femmes. En écho, les encres d’une artiste, Marte Sonnet, ouvrent un espace de résonance ― au féminin. La voix de Sylvie Germain, philosophe et femme de lettres, donne à ce dialogue un contrepoint final. Toutes ces femmes, écrit-elle, « portent leur regard à hauteur de vie, et donc, d’un même élan, à hauteur de Dieu et de pleine humanité, très haut, très loin, et tout près. »
Plus encore qu’une étude d’exégèse, Vives est une invitation à aller à la rencontre de ces femmes, de tous les âges et de toutes les conditions, et à recevoir en chacune d’elles une « aide, comme en vis-à-vis ».

Rencontre Calis de septembre 2026

Conseillé par Reine

_ Eve fonction maternelle de la femme
_ Marie mère de Jésus-Christ
humilité, discrétion Sa maternité s’étend à travers l’humanité.
_ Marie Madeleine
Présence au pied de la croix et à la résurrection
Figure symbolique de la foi, particulièrement, pour les femmes
_ Sarah épouse d’Abraham n’a pas d’enfant elle propose à son mari d’avoir une relation avec la servante Hagar naissance d’Ismaël Sarah a enfin un fils Isaac Une femme qui a lutté pour sa fécondité
_ La femme adultère
Un piège pour Jésus la miséricorde remplace la condamnation cheminement nouveaux-venus
_ Marthe et Marie Action et contemplation. Elles sont complémentaires
_ Rahab de Jéricho
Après Moïse, Josué prend le commandement des Israélites pour arriver en terre promise Rahab une prostituée les aide pour prendra la ville de Jéricho

Rencontre Calis septembre

Brebis égarée…

Comme les feuilles d’automne, les lectures partagées étaient nombreuses lors de cette rencontre et bien différentes.

De Jérusalem à Salzbourg (avec Mozart), de la cour de Voltaire à La Salette
du roman au thriller… tous les temps, tous les styles… et dans chaque récit peut être des brebis égarées.
« Pourquoi une brebis et pas un mouton ! s’interroge avec amusement une lectrice »
La brebis symbolise principalement l’innocence, la douceur, la foi et l’abandon confiant à un guide supérieur. Elle représente la valeur infinie de chaque personne aux yeux de Dieu, qui part à sa recherche lorsqu’elle s’égare, avec l’espérance de la retrouver.

L’espérance. Le pape Léon XIV la fait rimer avec France.

Cet espérance « qui renaît sans cesse dans le cœur de l’homme » (Charles Peguy)

On se demande, on dit : Mais comment que ça se fait
Que cette fontaine Espérance éternellement coule,
Qu’elle jaillit éternellement, qu’elle source éternellement,
Qu’elle coule éternellement,
Eternellement jeune, éternellement pure.
Eternellement fraîche, éternellement courante.
Eternellement vive.
Où cette enfant prend-elle tant d’eau pure et tant d’eau claire.
Tant de jaillissement et tant de ressourcement.
Est-ce qu’elle les crée ? A mesure ?
– Non, dit Dieu, il n’y a que moi qui crée.
– Alors, où prend elle toute cette eau.
Pour cette fontaine jaillissante
Comment que ça se fait que cette éternelle fontaine
Eternellement jaillisse.
Que cette éternelle source
Eternellement source.
Il doit y avoir un secret là-dedans.
Quelque mystère.
Pour que cette source éternellement ne se trouble point aux lourdes, aux épaisses pluies d’automne. Pour qu’éternellement elle ne tarisse point aux ardentes ardeurs de juillet.
– Bonnes gens, dit Dieu, ce n’est pas malin.
Son mystère n’est pas malin et son secret n’est pas difficile.
Si c’était avec de l’eau pure qu’elle voulût faire des sources pures,
Des sources d’eau pure,
Jamais elle n’en trouverait assez, dans (toute) ma création.
Car il n’y en a pas beaucoup.
Mais c’est justement avec les eaux mauvaises qu’elle fait ses sources d’eau pure.
Et c’est pour cela qu’elle n’en manque jamais.
Mais c’est aussi pour cela qu’elle est l’Espérance.
Maintenant comment s’y prend pour faire de l’eau pure avec de l’eau mauvaise,
De l’eau jeune avec de l’eau vieille,
Des jours jeunes avec de vieux jours.
De l’eau neuve avec de l’eau usée.
Des sources avec de la vieille eau.
Des âmes fraîches avec des vieilles âmes.
Des sources d’âme avec de la vieille âme
De l’eau fraîche avec de l’eau tiède.
Malheur à celui qui est tiède.
Des matins jeunes avec des vieux soirs.
Des âmes claires avec des âmes troubles
De l’eau claire avec de l’eau trouble.
De l’eau, des âmes enfants avec des âmes usées.
Des âmes levantes avec des âmes couchantes.
Des âmes courantes avec des âmes stagnantes.
Comment s’y réussit, comment elle s’y prend,
ça, mes enfants, c’est mon secret.
Parce que je suis son Père.
Des âmes neuves avec des âmes qui ont déjà servi.
Des jours neufs avec des jours qui ont déjà servi.
Des âmes transparentes avec des âmes troubles.
Des âmes levantes avec des âmes coucchées.
Des jours transparents avec des jours troubles.
Si c’était avec des jours transparents qu’elle fît des jours transparents.
Si c’est avec des âmes, avec de l’eau claire qu’elle fit des sources.
Avec de l’eau claire qu’elle fit de l’eau claire.
Si c’était avec de l’âme pure qu’elle fit de l’âme pure,
Parbleu, ça ne serait pas malin. Tout le monde pourrait en faire autant. Et il n’y aurait là aucun secret.
Mais c’est avec une eau souillée, une eau vieillie, une eau fade.
Mais c’est une âme impure qu’elle fait une âme pure et c’est le plus beau secret qu’il y ait dans le jardin du monde.

Extrait de “La liberté intérieure”

L’équipe de Calis

Veiller sur elle

Au grand jeu du destin, Mimo a tiré les mauvaises cartes. Né pauvre, confié en apprentissage à un sculpteur de pierre sans envergure, il a du génie entre les mains.

Héritière du clan Orsini, Viola a passé son enfance à l’ombre d’un palais génois. Elle a trop d’ambition pour se résigner à la place qu’on lui assigne.
Ces deux-là n’auraient jamais dû se rencontrer. Au premier regard, Viola et Mimo jurent de ne jamais se quitter. Liés par une attraction indéfectible, ils traversent des années de fureur quand l’Italie bascule dans le fascisme. Mimo prend sa revanche sur le sort, mais à quoi bon la gloire s’il doit perdre Viola ?


Un roman plein de fougue et d’éclats, habité par la grâce et la beauté.

Rencontre littéraire du 29 août (Conseillé par Annik)

Raisons obscures

Amélie Antoine

D’un côté, les Mariani.
De l’autre, les Kessler.
Pour les deux familles, la même routine : l’ennui au quotidien, les voisins trop bruyants, la dépression qui rampe, l’adultère qui menace… Rien de bien grave, en fait, mais pendant ce temps, on ne voit rien. On n’a rien vu. On n’entend rien. Rien entendu.
Il n’est pas de victime sans bourreau.
Ni de martyr sans silence.

” Un roman bouleversant, mais nécessaire. ” Héloïse Goy – Télé 7 jours

” Amélie Antoine confirme qu’elle sait tenir en haleine sans jouer sur les codes du polar. ” Karyn Cherloneix – Ouest France

Rencontre Littéraire du 29 août 2026

Très sage Héloïse

Héloïse ! Une des créatures les plus extraordinaires de tous les temps ! On a pu l’appeler la femme qui inventa l’amour car elle se dresse comme une torche au seuil du siècle qui sut transmuer le sentiment amoureux en passion. Née avec lui, la belle étudiante du cloître Notre-Dame vécut totalement, dans sa chair, dans son âme, les enivrements et les déchirements d’une découverte superbe mais sulfureuse. Elle allait bouleverser l’ordre de l’amour humain. Emportés dans la même étourdissante spirale, Abélard et Héloïse demeurent les témoins exemplaires de la prodigieuse révolution de mœurs qui s’est produite à l’aube de ce XII e siècle qui fut, en réalité, notre véritable Renaissance. Autour d’Héloïse revit une époque minutieusement reconstituée et observée à partir des détails les plus familiers, les plus authentiques aussi.

Rencontre littéraire du 29 août 2026 (conseillé par Annik)

L’audace de la rencontre

Suzanne Giuseppi Testut

Et si l’existence humaine se révélait avant tout comme une aventure relationnelle ?

À la suite de François d’Assise, l’auteur propose un chemin intérieur où chaque rencontre devient dévoilement : rencontre de Dieu, de l’autre, de soi. Autant de seuils à franchir où la vie consent à être travaillée, en profondeur, par la grâce.

François se dessine comme un homme brûlé par le désir d’aimer, éprouvé par les fractures de son époque violence, guerre, soif de reconnaissance , mais constamment attiré vers une autre façon de vivre. En renonçant aux apparences, il entre dans la simplicité, découvre la fraternité et reçoit la paix. Il apprend que la relation vraie s’enracine dans l’humilité et trouve son accomplissement dans l’amour.

Au-delà d’une biographie spirituelle, cet ouvrage offre une méditation profonde et résolument actuelle sur notre manière d’être en lien aujourd’hui, dans un monde en quête de sens. Une invitation à tisser, avec des cordages d’amour, des liens nouveaux d’humanité.

Rencontre Littéraire du 29 août

Présenté par Annik

Le fils de mille hommes

Crisóstomo, un pêcheur solitaire, décide à quarante ans de prendre son destin en main.

Il se construit une famille, puisque l’amour est avant tout la volonté d’aimer.
Il choisit un fils en apprivoisant le petit orphelin abandonné par le village, puis une femme au passé tourmenté les rejoint, et autour de ce noyau se forme une famille peu commune de laissés-pour-compte et d’éclopés.

Dans cette communauté d’êtres bizarres, tout droit sortis des fables, ce bricolage affectif se révèle inventif et profitable, et chacun finit par s’inventer une famille, même dans les cas les plus désespérés.

Conseillé par Annik

L’histoire se passe au Portugal. Si la population du bord de mer est assez ouverte, à l’intérieur, les moeurs sont arrriérés. Exemple : Si les homosexuels sont acceptés en bord de mer, à la campagne, ils sont menaçés, insultés. Voilà un défilé de personnages pitoyables : une naine abusée tombe enceinte et meurt en couches d’un enfant normal mais orphelin. Une jeune fille est maltraitée chez elle parce qu’elle a eu des relations avec un voisin qui n’a pas voulu l’épouser. Un homosexuel tabassé par les villageois ne sait plus que faire de sa vie. Une servante cupide meurt en laissant une orpheline.

Mais Crisóstomo, un pêcheur solitaire décide à 40 ans d’avoir une famille. Il recueille l’orphelin et tous ces éclopés se retrouvent chez lui, formant cette famille qu’il souhaitait.

“L’amour est avant tout la volonté d’aimer”

Reine (Rencontre littéraire du 29 août)

Adapté en film

Mémoires de la forêt

Les souvenirs de Ferdinand Taupe (Tome 1)

Dans la forêt de Bellécorce, au creux du chêne où Archibald Renard tient sa librairie, chaque animal qui le souhaite peut déposer le livre qu’il a écrit et espérer qu’il soit un jour acheté. Depuis que ses souvenirs le fuient, Ferdinand Taupe cherche désespérément à retrouver l’ouvrage qu’il a écrit pour compiler ses mémoires, afin de se rappeler les choses qu’il a faites et les gens qu’il a aimés. Il en existe un seul exemplaire, déposé à la librairie il y a des années. Mais justement, un mystérieux client vient de partir avec… À l’aide de vieilles photographies, Archibald et Ferdinand se lancent sur ses traces en forêt, dans un périple à la frontière du rêve, des souvenirs et de la réalité.

– Une histoire tendre et poignante sur la mémoire et le temps qui passe : un récit émouvant qui parle d’amitié, de souvenirs… et d’Alzheimer, avec douceur et poésie.

– Un livre jeunesse salué par les libraires et les lecteurs : Un vrai coup de coeur pour les familles, idéal pour susciter le dialogue entre générations. À lire seul dès 9 ans ou à partager en lecture accompagnée.

– Des illustrations superbes et un univers riche et enchanteur : Parfait pour les enfants sensibles aux belles histoires et aux ambiances immersives. Un premier tome qui donne envie de découvrir toute la série !

Rencontre Littéraire du 25 juillet

Un livre qui parle de spiritualité sans vraiment la nommer (Annik)

Danser en plein seisme

Comment sortir de la situation dans laquelle on ne sait plus croire, on ne peut plus croire, on ne veut plus croire ? À quelles conditions pourrions-nous aujourd’hui réapprendre à croire et retrouver, analogue à celle du vouloir-vivre, l’énergie d’un vouloir-croire ?

Retrouver la foi, c’est l’accueillir comme un appel à la sainteté et la vivre comme une folle ambition qui réclame autant de courage qu’elle est capable d’en donner. Le courage de ne pas se laisser voler la joie de l’Évangile par les prophètes de malheur et les bonimenteurs de la religion. Le courage de s’exposer au dehors et de s’aventurer au pays de l’Autre, le courage de sans cesse recommencer à croire pour « naître, alors que nous étreint le sentiment d’érosion du sujet ».

Le courage des premiers pas, des premiers mots d’une foi toute neuve qui peut aujourd’hui compter sur les encouragements des philosophes qui cherchent à penser les « ressources du christianisme… sans y entrer par la foi » (François Jullien) autant que sur les audaces des poètes, ces « mystiques irréguliers », pour faire entendre l’inouï de l’Évangile qu’elle a charge d’annoncer.

Les points forts :

1. Renommée de l’auteur, considéré comme une des grandes consciences du christianisme d’aujourd’hui et depuis une vingtaine d’années : il n’a pas publié d’ouvrage depuis six ans ;

2. Actualité du sujet : devant la faiblesse du croire, liée au trouble d’identité du sujet, appel argumenté au courage de la foi, le courage de l’Évangile ;

3. Le livre tient compte du « festival d’incertitudes » qui a accompagné la crise sanitaire du Covid.

L’auteur est considéré comme un des meilleurs essayistes chrétiens de notre époque, un des plus libres. Après avoir enseigné à linstitut Catholique de Paris, il est à présent chargé du domaine culturel dans le diocèse de Metz et membre de l’Observatoire foi et culture de la Conférence épiscopale de France. Collaborateur d’Études et de Christus, il a notamment publié chez Lessius Petit christianisme dinsolence (2015).

Présenté par Annik à la rencontre Littéraire du 25 juillet

Les faussaires de Dieu

Quels sont les critères qui permettent à l’Église de déterminer si un phénomène mystique est vrai ou faux ? C’est la question qui préside dans cette enquête. Suivant la méthode de la critique historique, Joachim Bouflet fait le point sur ces phénomènes, en partant des exemples qu’offrent l’histoire et la tradition de l’Église. Cet ouvrage ambitieux nous propose une véritable plongée dans un monde étrange, fait d’extases, de stigmates ou de statues qui pleurent, de fascinations et d’escroqueries. Loin de nier la dimension surnaturelle du spirituel, il aide au discernement de chacun, ouvre, par une meilleure connaissance, à l’émerveillement véritable. C’est à la suite d’un entretien avec Padre Pio, le célèbre capucin stigmatisé – aujourd’hui béatifié – que Joachim Bouflet a suivi une formation en phénoménologie mystique. Il est alors parti sur les traces des visionnaires, mystiques véritables et « faussaires » de Dieu, qui attirent tant de pèlerins.
Historien, Joachim Bouflet se consacre à la recherche et à l’étude des mentalités religieuses. Consultant auprès de postulateurs de la congrégation pour les Causes des Saints, il est l’auteur d’ouvrages sur diverses figures spirituelles et sur la phénoménologie mystique.

Rencontre Littéraire du 25 juillet

Présenté par Annik