Rencontre Calis Août


C’est la vie !


Les livres présentés retracent parfois des vies difficiles, des destins brisés, cabossés, où on peine à entrevoir la lumière. Histoires mêlées de bons et de mauvais sentiments.


Les sentiments vont par deux, comme l’ombre et la lumière.
Il n’y a pas de sentiments célibataires, tous vivent en couple.
Notre sottise consiste à les séparer. Ne garder que l’Espoir. Supprimer la Tristesse.
Mettre le Doute au cachot.
Mais sans le Doute, la Foi devient intolérante, puis violente, puis meurtrière.
Mais sans la Tristesse, la Joie se connaît si peu qu’elle s’ignore ou se délite.
Mais sans le Désespoir, l’Espoir vire à la bêtise. Ne souhaitons pas leur divorce.
Tâchons plutôt de trouver notre place au milieu de ces tensions.”
( Journal d’un amour perdu – Éric-Emmanuel Schmitt )


Dieu a voulu l’homme libre. Cette liberté rend l’être humain capable de
générosité, de création et d’amour mais il y a le risque qu’il commette des
injustices et fasse le mal.

Une lectrice s’interroge sur l’existence du purgatoire, cette étape de purification
des âmes des défunts morts Serait ce l’étape ultime pour atteindre le ciel ?
« Au soir de cette vie, nous serons jugés sur l’amour » affirmait Saint Jean de la
Croix.

A une sépulture, un abbé a dit « Vous serez surpris de ce que vous avez fait de bien ».
Alors aimons et laissons nous surprendre ! Parfois le hasard fait bien les choses


Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito. Albert Einstein

Bonne rentrée

L’équipe de Calis

Veiller sur elle

Au grand jeu du destin, Mimo a tiré les mauvaises cartes. Né pauvre, confié en apprentissage à un sculpteur de pierre sans envergure, il a du génie entre les mains.

Héritière du clan Orsini, Viola a passé son enfance à l’ombre d’un palais génois. Elle a trop d’ambition pour se résigner à la place qu’on lui assigne.
Ces deux-là n’auraient jamais dû se rencontrer. Au premier regard, Viola et Mimo jurent de ne jamais se quitter. Liés par une attraction indéfectible, ils traversent des années de fureur quand l’Italie bascule dans le fascisme. Mimo prend sa revanche sur le sort, mais à quoi bon la gloire s’il doit perdre Viola ?


Un roman plein de fougue et d’éclats, habité par la grâce et la beauté.

Rencontre littéraire du 29 août (Conseillé par Annik)

Vives, femmes de la Bible

André Wenin, Camille Focant, Sylvie Germain

Vives : en vingt-deux portraits, la galerie des femmes de la Bible qui ont « choisi la vie ». D’Eve à Marie, dans Ancien et dans le Nouveau Testament, elles ont magnifié Dieu comme le Vivant et celui qui fait vivre; mères, épouses, amantes, prostituées, reines ou servantes, elles ont fait passer la vie de Dieu dans celle de son peuple.
Deux exégètes, André Wénin et Camille Focant, mettent en lumière la « Vivante » en chacune de ces femmes. En écho, les encres d’une artiste, Marte Sonnet, ouvrent un espace de résonance ― au féminin. La voix de Sylvie Germain, philosophe et femme de lettres, donne à ce dialogue un contrepoint final. Toutes ces femmes, écrit-elle, « portent leur regard à hauteur de vie, et donc, d’un même élan, à hauteur de Dieu et de pleine humanité, très haut, très loin, et tout près. »
Plus encore qu’une étude d’exégèse, Vives est une invitation à aller à la rencontre de ces femmes, de tous les âges et de toutes les conditions, et à recevoir en chacune d’elles une « aide, comme en vis-à-vis ».

Raisons obscures

Amélie Antoine

D’un côté, les Mariani.
De l’autre, les Kessler.
Pour les deux familles, la même routine : l’ennui au quotidien, les voisins trop bruyants, la dépression qui rampe, l’adultère qui menace… Rien de bien grave, en fait, mais pendant ce temps, on ne voit rien. On n’a rien vu. On n’entend rien. Rien entendu.
Il n’est pas de victime sans bourreau.
Ni de martyr sans silence.

” Un roman bouleversant, mais nécessaire. ” Héloïse Goy – Télé 7 jours

” Amélie Antoine confirme qu’elle sait tenir en haleine sans jouer sur les codes du polar. ” Karyn Cherloneix – Ouest France

Rencontre Littéraire du 29 août 2026

Très sage Héloïse

Héloïse ! Une des créatures les plus extraordinaires de tous les temps ! On a pu l’appeler la femme qui inventa l’amour car elle se dresse comme une torche au seuil du siècle qui sut transmuer le sentiment amoureux en passion. Née avec lui, la belle étudiante du cloître Notre-Dame vécut totalement, dans sa chair, dans son âme, les enivrements et les déchirements d’une découverte superbe mais sulfureuse. Elle allait bouleverser l’ordre de l’amour humain. Emportés dans la même étourdissante spirale, Abélard et Héloïse demeurent les témoins exemplaires de la prodigieuse révolution de mœurs qui s’est produite à l’aube de ce XII e siècle qui fut, en réalité, notre véritable Renaissance. Autour d’Héloïse revit une époque minutieusement reconstituée et observée à partir des détails les plus familiers, les plus authentiques aussi.

Rencontre littéraire du 29 août 2026 (conseillé par Annik)

L’audace de la rencontre

Suzanne Giuseppi Testut

Et si l’existence humaine se révélait avant tout comme une aventure relationnelle ?

À la suite de François d’Assise, l’auteur propose un chemin intérieur où chaque rencontre devient dévoilement : rencontre de Dieu, de l’autre, de soi. Autant de seuils à franchir où la vie consent à être travaillée, en profondeur, par la grâce.

François se dessine comme un homme brûlé par le désir d’aimer, éprouvé par les fractures de son époque violence, guerre, soif de reconnaissance , mais constamment attiré vers une autre façon de vivre. En renonçant aux apparences, il entre dans la simplicité, découvre la fraternité et reçoit la paix. Il apprend que la relation vraie s’enracine dans l’humilité et trouve son accomplissement dans l’amour.

Au-delà d’une biographie spirituelle, cet ouvrage offre une méditation profonde et résolument actuelle sur notre manière d’être en lien aujourd’hui, dans un monde en quête de sens. Une invitation à tisser, avec des cordages d’amour, des liens nouveaux d’humanité.

Rencontre Littéraire du 29 août

Présenté par Annik

Le baiser de Claire

Yves Viollier

Au début du XIIIe siècle, la violence et la guerre sont partout, à l’intérieur de l’Italie entre les cités, à l’extérieur avec les croisades. François, jeune et riche fils de marchand d’Assise, rêve de chevalerie. Après des errances et le cachot, il décide, envers et contre tous, de servir le Dieu de l’Évangile. Claire le voit, l’entend. Elle a douze ans de moins que lui, tout les sépare, et c’est lui qu’elle choisit : elle va aimer comme lui, avec lui, absolument.

On connaît François et son plaidoyer pour la Création. On connaît moins l’admirable Claire, d’une liberté absolue, une femme d’aujourd’hui. Ils vivront jusqu’au bout un coup de foudre qu’on n’a jamais osé ni dire ni regarder en face depuis huit cents ans. Catherine-Agnès, la soeur de Claire, raconte…

Yves Viollier est un auteur reconnu pour son écriture sensible et authentique, mêlant émotions profondes et portraits humains nuancés. Primé à plusieurs reprises, il séduit un large public grâce à ses récits riches en humanité et en simplicité.

Rencontre Littéraire du 29 août 2026

Un très joli livre qui se lit comme un roman. Derrière chaque grand homme, il y a une femme…

Pour François,

Il y avait Claire…

Virginie

Le fils de mille hommes

Crisóstomo, un pêcheur solitaire, décide à quarante ans de prendre son destin en main.

Il se construit une famille, puisque l’amour est avant tout la volonté d’aimer.
Il choisit un fils en apprivoisant le petit orphelin abandonné par le village, puis une femme au passé tourmenté les rejoint, et autour de ce noyau se forme une famille peu commune de laissés-pour-compte et d’éclopés.

Dans cette communauté d’êtres bizarres, tout droit sortis des fables, ce bricolage affectif se révèle inventif et profitable, et chacun finit par s’inventer une famille, même dans les cas les plus désespérés.

Conseillé par Annik

L’histoire se passe au Portugal. Si la population du bord de mer est assez ouverte, à l’intérieur, les moeurs sont arrriérés. Exemple : Si les homosexuels sont acceptés en bord de mer, à la campagne, ils sont menaçés, insultés. Voilà un défilé de personnages pitoyables : une naine abusée tombe enceinte et meurt en couches d’un enfant normal mais orphelin. Une jeune fille est maltraitée chez elle parce qu’elle a eu des relations avec un voisin qui n’a pas voulu l’épouser. Un homosexuel tabassé par les villageois ne sait plus que faire de sa vie. Une servante cupide meurt en laissant une orpheline.

Mais Crisóstomo, un pêcheur solitaire décide à 40 ans d’avoir une famille. Il recueille l’orphelin et tous ces éclopés se retrouvent chez lui, formant cette famille qu’il souhaitait.

“L’amour est avant tout la volonté d’aimer”

Reine (Rencontre littéraire du 29 août)

Adapté en film

Mémoires de la forêt

Les souvenirs de Ferdinand Taupe (Tome 1)

Dans la forêt de Bellécorce, au creux du chêne où Archibald Renard tient sa librairie, chaque animal qui le souhaite peut déposer le livre qu’il a écrit et espérer qu’il soit un jour acheté. Depuis que ses souvenirs le fuient, Ferdinand Taupe cherche désespérément à retrouver l’ouvrage qu’il a écrit pour compiler ses mémoires, afin de se rappeler les choses qu’il a faites et les gens qu’il a aimés. Il en existe un seul exemplaire, déposé à la librairie il y a des années. Mais justement, un mystérieux client vient de partir avec… À l’aide de vieilles photographies, Archibald et Ferdinand se lancent sur ses traces en forêt, dans un périple à la frontière du rêve, des souvenirs et de la réalité.

– Une histoire tendre et poignante sur la mémoire et le temps qui passe : un récit émouvant qui parle d’amitié, de souvenirs… et d’Alzheimer, avec douceur et poésie.

– Un livre jeunesse salué par les libraires et les lecteurs : Un vrai coup de coeur pour les familles, idéal pour susciter le dialogue entre générations. À lire seul dès 9 ans ou à partager en lecture accompagnée.

– Des illustrations superbes et un univers riche et enchanteur : Parfait pour les enfants sensibles aux belles histoires et aux ambiances immersives. Un premier tome qui donne envie de découvrir toute la série !

Rencontre Littéraire du 25 juillet

Un livre qui parle de spiritualité sans vraiment la nommer (Annik)

Danser en plein seisme

Comment sortir de la situation dans laquelle on ne sait plus croire, on ne peut plus croire, on ne veut plus croire ? À quelles conditions pourrions-nous aujourd’hui réapprendre à croire et retrouver, analogue à celle du vouloir-vivre, l’énergie d’un vouloir-croire ?

Retrouver la foi, c’est l’accueillir comme un appel à la sainteté et la vivre comme une folle ambition qui réclame autant de courage qu’elle est capable d’en donner. Le courage de ne pas se laisser voler la joie de l’Évangile par les prophètes de malheur et les bonimenteurs de la religion. Le courage de s’exposer au dehors et de s’aventurer au pays de l’Autre, le courage de sans cesse recommencer à croire pour « naître, alors que nous étreint le sentiment d’érosion du sujet ».

Le courage des premiers pas, des premiers mots d’une foi toute neuve qui peut aujourd’hui compter sur les encouragements des philosophes qui cherchent à penser les « ressources du christianisme… sans y entrer par la foi » (François Jullien) autant que sur les audaces des poètes, ces « mystiques irréguliers », pour faire entendre l’inouï de l’Évangile qu’elle a charge d’annoncer.

Les points forts :

1. Renommée de l’auteur, considéré comme une des grandes consciences du christianisme d’aujourd’hui et depuis une vingtaine d’années : il n’a pas publié d’ouvrage depuis six ans ;

2. Actualité du sujet : devant la faiblesse du croire, liée au trouble d’identité du sujet, appel argumenté au courage de la foi, le courage de l’Évangile ;

3. Le livre tient compte du « festival d’incertitudes » qui a accompagné la crise sanitaire du Covid.

L’auteur est considéré comme un des meilleurs essayistes chrétiens de notre époque, un des plus libres. Après avoir enseigné à linstitut Catholique de Paris, il est à présent chargé du domaine culturel dans le diocèse de Metz et membre de l’Observatoire foi et culture de la Conférence épiscopale de France. Collaborateur d’Études et de Christus, il a notamment publié chez Lessius Petit christianisme dinsolence (2015).

Présenté par Annik à la rencontre Littéraire du 25 juillet