Rencontre Calis Août


C’est la vie !


Les livres présentés retracent parfois des vies difficiles, des destins brisés, cabossés, où on peine à entrevoir la lumière. Histoires mêlées de bons et de mauvais sentiments.


Les sentiments vont par deux, comme l’ombre et la lumière.
Il n’y a pas de sentiments célibataires, tous vivent en couple.
Notre sottise consiste à les séparer. Ne garder que l’Espoir. Supprimer la Tristesse.
Mettre le Doute au cachot.
Mais sans le Doute, la Foi devient intolérante, puis violente, puis meurtrière.
Mais sans la Tristesse, la Joie se connaît si peu qu’elle s’ignore ou se délite.
Mais sans le Désespoir, l’Espoir vire à la bêtise. Ne souhaitons pas leur divorce.
Tâchons plutôt de trouver notre place au milieu de ces tensions.”
( Journal d’un amour perdu – Éric-Emmanuel Schmitt )


Dieu a voulu l’homme libre. Cette liberté rend l’être humain capable de
générosité, de création et d’amour mais il y a le risque qu’il commette des
injustices et fasse le mal.

Une lectrice s’interroge sur l’existence du purgatoire, cette étape de purification
des âmes des défunts morts Serait ce l’étape ultime pour atteindre le ciel ?
« Au soir de cette vie, nous serons jugés sur l’amour » affirmait Saint Jean de la
Croix.

A une sépulture, un abbé a dit « Vous serez surpris de ce que vous avez fait de bien ».
Alors aimons et laissons nous surprendre ! Parfois le hasard fait bien les choses


Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito. Albert Einstein

Bonne rentrée

L’équipe de Calis

Calis juin

Quelqu’un meurt et c’est comme un silence qui hurle, mais s’il nous aidait à entendre la fragile musique de la vie” Benoît Marchon

Lors de la rencontre Calis, le sujet de la mort a été abordé suite aux souvenirs de proches défunts, souvent arrachés prématurément par la maladie, laissant derrière eux un sentiment de vide et de souffrance.

Saint François d’Assise : Sœur la mort

« Loué sois tu mon Seigneur pour notre sœur la mort corporelle à qui nul homme vivant ne peut échapper… »

François avait souhaité vivre ses derniers instants en musique :

« Au milieu de ses souffrances, François n’avait pas beaucoup de soulagement. La prière et la méditation, en quelque manière l’aidaient à tenir mais ne lui ôtaient pas le besoin d’avoir quelque chose qui soulagerait le poids d’une journée passée dans le noir pour ne pas fatiguer ses yeux. Une jour il avait demandé qu’on lui fasse un peu de musique… les frères vinrent à lui et ils commencèrent à chanter, les notes s’élevaient, résonnant dans les salles… c’était un son joyeux…Les gens venus pour pleurer et plaindre François demeuraient choqués de cette musique pleine de joie.

On alla trouver François pour lui faire remarquer. Le bienheureux François répondit
  Frère, laisse moi me réjouir dans le Seigneur et chanter ses louanges au milieu des mes infirmités

Grains de Kéfir

Peut-être que la vie ressemble aux grains de Kéfir. De l’eau, un soupçon de sucre, du citron, et tout à coup, c’est la fête des bulles. Cette joie célébrée lors d’un verre en signe d’amitié.

Remercier pour le cadeau de celle qui l’a apporté.
Sourire et savourer la délicieuse boisson fruitée en cette saison chaude.
Partager avec l’hôte se présentant à l’improviste.
Associer la boisson avec les raisins d’une viennoiserie.

Moment de partage, de solidarité, de convivialité qui nous indique que la vie continue malgré tout…

Pour reprendre les paroles de Saint Augustin :
(cf mise en musique de Robert Charlebois

La mort n’est rien
Tu vois, tout est bien
Tu retrouveras mon cœur
Essuie tes larmes
Et ne pleure pas si tu m’aimes
Je suis seulement passé de l’autre côté
Pense à moi
Souris, prie pour moi
Et continue à rire
De ce qui nous faisait rire ensemble
Ne pleure pas si tu m’aimes
Et donne-moi le nom que tu m’as toujours donné
Je suis moi et tu es toi
Ce qu’on a été l’un pour l’autre
Nous le sommes toujours
Toujours

L’équipe de Calis

Calis mai

Aimons encore, Aimons toujours

Rencontre Calis du 30 mai 2026 

La rencontre littéraire de ce mois était sous le signe de l’amour.1) Aimer au point de donner sa vie en sacrifice. Livre « Sa vie pour la mienne » 
(Julie Grand) 

« Julie Grand avait décidé de garder le silence, jusqu’à aujourd’hui. Fuyant la presse et les médias, elle ne s’est encore jamais exprimée sur ce qu’elle a vécu lorsque, le 23 mars 2018, le colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame a pris sa place en tant qu’otage. Elle est en vie aujourd’hui. Mais le poids des souffrances psychologiques, l’explosion de sa vie familiale, et l’inhumain parcours d’indemnisation des victimes du terrorisme, ont été le prix à payer depuis ce jour. Récemment, le ciel s’est dégagé au-dessus d’elle. Des rencontres l’ont conduite à retrouver de la force et à expérimenter une nouvelle existence. » 

2) Aimer et abandonner ses souffrances dans la main de Dieu.

C’est Dieu qui nous offre la possibilité de « remonter la pente », de percevoir sa présence dans nos vies » et de ressentir son amour. Se rendre auprès des personnes malades, les écouter et les visiter peut apporter un témoignage et une découverte de la douceur divine.

A un aumônier : « Je te laisse la place auprès du malade, car je ne suis pas comme toi, je n’apporte pas Dieu. Réponse de l’aumônier: Il ne m’appartient pas plus qu’à toi ». 

3) Aimer c’est être disponible et ouvrir la porte aux imprévus. Livre « La compagnie des heureux hasards » de Gilles Legardinier 

« A mesure que j’avance dans l’existence, une conviction se dessine. J’ai le sentiment que nous commençons tous notre parcours comme si nous étions des boîtes de puzzle renversées sur la table de la vie. Les pièces sont là, mais en tas et dans le désordre. Chaque jour, le jeu consiste à tenter d’assembler nos fragments pour leur trouver une cohérence. Cela exige beaucoup de temps, de patience, et pas mal d’essais avant que l’ensemble ait une chance de ressembler à quelque chose. Il n’existe aucune méthode, chacun doit mettre la sienne au point. Certains débutent par un coin, d’autres par un détail ou une portion qui surgit avant les zones plus nuancées, mais c’est de toute façon un processus chaotique, souvent frustrant, qui ne deviendra moins hasardeux qu’avec l’âge et l’existence. Combien de fois m’est il arrivé de me dire que j’avais la pièce en moi sans pour autant la trouver…Ce que nous serons au final demeure longtemps un grand mystère. 

4) Aimer malgré les différences Pour que les différences deviennent une force plutôt qu’une source de conflit.

Aimons toujours ! Aimons encore (Extrait) Aimons toujours !
Aimons encore ! 
Quand l’amour s’en va, l’espoir fuit. 
L’amour, c’est le cri de l’aurore 

L’amour c’est l’hymne de la nuit. Ce que le flot dit aux rivages
Ce que le vent dit aux vieux monts
Ce que l’astre dit aux nuages
C’est le mot ineffable : Aimons ! 

 
L’amour fait songer, vivre et croire. 
Il a pour réchauffer le coeur, 
Un rayon de plus que la gloire, 
Et ce rayon c’est le bonheur ! 

Victor Hugo, Les contemplations, 1856 

Calis avril

Marcher

Rencontre Calis du 25 avril 2026.

Le thème de la marche a été évoqué lors de la rencontre Calis du mois d’avril, notamment avec le livre de « Jérusalem, une promesse » d’Alexis Jeanson.

En marchant l’homme apprend à mieux se connaître. Est-ce peut être la raison de l’engouement pour les randonnées et plus spirituellement pour les pèlerinages ?

Compostelle (Film à l’affiche)

Une marche de rupture, de beaux paysages…

Fred et Adam, un adolescent en rupture, ne se connaissent pas. Pourtant, grâce à une association, ils entreprennent ensemble le pèlerinage de Saint Jacques-de-Compostelle. Elle cherche à apaiser son passé, il tente de canaliser sa colère et son sentiment d’abandon. Au fil des kilomètres, entre affrontements et instants suspendus, un lien fragile se tisse. Face aux épreuves du chemin, chacun découvre en lui une force insoupçonnée.

Inspiré d’une histoire vraie.

“On ne parle jamais de Dieu mais ça ne parle que de Dieu” constate une lectrice.


La Vache

La Vache est une comédie française de Mohamed Hamidi où Fatah, modeste paysan algérien, traverse la France à pied avec sa vache Jacqueline pour réaliser son rêve : participer au Salon de l’Agriculture à Paris. Ce road movie chaleureux, empreint d’humour et d’humanité, célèbre l’entraide et la rencontre des cultures. Porté par un casting attachant et un ton optimiste, il a séduit la critique et le public, en faisant un film feel-good à voir.

La vache est une tarine et un œil averti remarquera que Jacqueline n’est pas la même tout au long du film. Un film tendre et drôle.


Antoinette dans les Cévennes

Ce film raconte l’aventure inattendue d’une institutrice qui, voyant ses vacances amoureuses annulées, se lance sur les sentiers des Cévennes pour suivre son amant… en compagnie d’un âne au caractère bien trempé. Mêlant humour tendre, paysages superbes et introspection, cette comédie fraîche et attachante séduit par le jeu lumineux de Laure Calamy et une fantaisie légère. Une belle surprise du cinéma français, César 2021 de la meilleure actrice.

Antoinette dans les Cévennes : Le chemin de Stevenson, un moment dépaysant avec la talentueuse actrice Laure Calamy


Marcher « pour battre la maladie ? »

Une lectrice a lu un très beau texte.

« Je viens d’entrer en maladie, mon premier mouvement c’est d’y voir du gâchis de vie. Aide-moi à lutter contre ce sentiment, avec toi, tout est à vivre. Je vivrai d’abord l’obéissance : au docteur, aux remèdes, aux soins, aux précautions à prendre. Docilement, mais sans excès.

Je ne suis pas que ma maladie, je reste un homme ! J’essaierai de supporter les moments aigus de souffrance. Humblement, puisque je suis de l’espèce douillette. Je te dirai: regarde ce pauvre petit soldat !

Ne me retire pas du combat mais donne-moi la force pour tenir. Je prierai. Je vais avoir le temps. Pas forcément le goût, mais je veux me souvenir que tu donnes toujours le goût de prier. Je vais être en plein chantier de ton œuvre de rédemption, très proche de toi, puisque le sommet de ta vie de Sauveur a été l’heure de la souffrance. Seigneur, que ma souffrance soit de la vie pour les autres et pour moi. »

André Sève

Une personne malade à confié à une lectrice : « Je ne tomberai jamais plus bas que la main de Dieu peut me soutenir »

L’équipe de Calis

Calis mars

Le livre est nous

Rencontre Calis du 28 mars 2026

Le livre et nous

“Le lecteur est penché sur un texte qui le regarde et il se laisse regarder par les phrases silencieuses. Elles ne s’impriment pas en lui, elles le pétrissent, elles se font l’âme de ses instants. Le sentier de l’âme s’ensoleille d’un soleil à la fois étranger et natif. Le lecteur est à la fois dépossédé de soi et fasciné par son rôle. Il devient sa lecture et la respiration même du texte. C’est ce qui avait mis en marche l’écriture qui est maintenant la mémoire du lecteur et le meut (…).

J. Grosjean « Lecteur » dans Cantilènes.

Quelques échanges de nos lecteurs…

Pourquoi tu pleures tout le temps ? Le poids de la solitude. Mais certaines personnes viennent te voir ? Le pire c’est que je ne m’en souviens pas. (Témoignage lors d’une visite dans une maison de retraite).

Même tout seul dans sa chambre, tout seul dans la nuit aucun lecteur n’est solitaire.

« Tu ne supportes pas les miracles ? Si à condition qu’ils suivent les lois de la nature ! »

Notre intérieur n’est pas un grenier (…) c’est quelque chose comme un jardin où une forêt. Le jardin de notre cœur est à déchiffrer et féconder par la parole. Nouvelles essences à découvrir, inventorier, pour savoir de quel bois nous sommes faits, pistes à tracer, refuges à bâtir, clairières à dégager. Dans la lumière d’un matin de Pâques Madeleine croit voir un jardinier. Bien sûr, elle fait erreur, car c’est Jésus, bien sûr elle a raison car notre cœur est son jardin, par lui « tout irrigué » (Jérémie 31, 12).

« Certains livres m’agacent en cherchant des explications. Ce qui compte c’est le message de Jésus, ne croyez vous pas ? »

De la tolérance

« Chacun à sa légende » note une lectrice.

De la joie

« Pour animer, donner du souffle, de l’âme. »

De la paix

« Moi je pense à mon ange gardien mais il est un peu haut en ce moment car il voit les misères du monde, mais lorsque j’aperçois les chapelles éclairées sur les montagnes il me rappelle à lui »

De l’amour

« J’espère que l’amour nous liera car lorsque je monterai au ciel, j’aimerai pouvoir croiser mes amis d’autres religions ».

De l’espérance

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants » Jean D’ormesson

Hommage à Jean-Pierre

Bon chemin vers Pâques.

L’équipe Calis

Calis février

De la discussion jaillit la lumière

De la discussion jaillit la lumière » proverbe français.