Violences, catastrophes, deuils : peut-on résister aux sirènes du pessimisme quand l’humanité semble partir à vau-l’eau ? Comment faire face au sentiment de désespoir qu’entraînent les malheurs du monde qui viennent frapper jusque sous nos toits ? Pour l’auteur, l’enthousiasme chrétien est un antidote aux poisons du découragement et du scepticisme. Se ressourçant au « feu de Dieu » qui anima des témoins d’hier et d’aujourd’hui, Michel Cool propose un véritable itinéraire spirituel pour traverser ce temps de crises en gardant sa lampe allumée. Son but : retrouver l’enthousiasme des premiers apôtres de l’Évangile ! AUTEUR Michel Cool est éditeur, journaliste de presse écrite et audiovisuelle et auteur de plusieurs ouvrages ayant trait à l’actualité religieuse et à la vie spirituelle. Il a notamment publié chez Salvator Conversion au silence, qui a reçu le Prix de littérature religieuse en 2012 et a été réédité en poche en 2021. Depuis 2012, il organise chaque année des retraites monastiques pour des journalistes et des écrivains.
Commentaire des lecteurs :
« Tes branches veulent voir le soleil de plus près » Baudelaire
Michel Cool, journaliste, a écrit ce livre d’après une retraite à l’Abbaye de Citeaux, qu’il a animé en tant que conférencier. Il fait référence à l’enthousiasme spirituel. Cet enthousiasme « indicateur » de vie intérieure, d’une présence comblée de grâce. Toutes les religions l’ont inspiré : « Les templiers, les pyramides, les pagodes et les mosquées, les églises et les cathédrales, témoignent avec majesté de cet enthousiasme bâtisseur ». L’auteur constate que nous ne sommes pas propriétaire de cette lumière intérieure mais locataire. Etre enthousiaste, c’est faire preuve d’humilité, la force la plus formidable qui puisse exister dans ce monde (note le secrétaire général de l’ONU en 1953). L’enthousiame chrétien est une illumination, un abandon à la grâce, qui ressemble à un sourire, comme celui de l’ange de la cathédrale de Reims.
Un très beau livre, lucide et enthousiasmant qui aide nos branches à voir le soleil de plus près et dans l’ordinaire « des jours les plus lourds », fait passer autour de nous la « brise lègère » de la « joie parfaite ».
Ce sont des pages fortes que nous offre Eloi Leclerc dans cet ouvrage. Il nous fait voir, dans l’évangile de Jean, la rencontre de la vie transcendante de Dieu avec la vie désirante de l’homme. Une rencontre où le désir de vie qui est au cœur de l’homme, loin d’être refoulé, est assumé, dilaté, au point de devenir le réceptacle de la vie divine elle-même. Jésus s’appuie sur ce désir, le réveille chez ses auditeurs et l’ouvre à une plénitude de vie inespérée dont lui seul a le secret. De cette rencontre, l’homme sort transfiguré. Son humanité elle-même s’en trouve accomplie. A l’heure où des esprits désemparés se tournent vers les sagesses orientales, espérant y trouver le salut, il importait de montrer comment le Christ, selon Jean, se situe par rapport au vivant qu’est l’homme et à son désir de vie. La force envoûtante de ces pages vient de ce qu’elles allient la rigueur de l’analyse à l’envol de la vie, le destin de l’homme à la joie divine d’exister.
Notes des lecteurs :
P.92 à 94 : L’aveugle-né : pourquoi de la boue sur ses yeux ? faire en sorte qu’il voit encore moins ? Ici aussi l’apôtre Jean retourne au commencement : Jésus prend de la terre et de sa salive pour faire de la boue, il refait le geste du créateur : L’homme est modelé avec de la glaise. Car Jésus mène cet homme vers la lumière, vers la lumière divine. Puis Jésus lui demande d’aller se laver ; de l’eau jaillit la vie, la vie qui elle-même est lumière. Cet homme, n’ayant jamais vu Jésus va devenir le témoin de son action, témoin de la lumière que Jésus diffuse.
P.111/112 : Jésus à Marie Magdala : ne me touche pas. Marie reste dans une vision humaine de Jésus au tombeau, elle est venue adorer un corps mortel. Jésus devait partir pour permettre à l’Esprit Saint d’ouvrir les yeux de ses disciples à la présence dorénavant spirituelle de Jésus : Jésus est dans le Père comme le Père est en Lui.
« L’homme est-il seulement un homo economicus ? Notre monde est malade, mais la crise économique actuelle, qui polarise toutes les attentions, n’est qu’un symptôme de déséquilibres beaucoup plus profonds. La crise que nous traversons est systémique : elle touche tous les secteurs de la vie humaine. Elle est liée à des bouleversements de nos modes de vie sans doute aussi importants que le tournant du néolithique, lorsque l’être humain a cessé d’être nomade pour devenir sédentaire. Il existe pourtant des voies de guérison. En m’appuyant sur des expériences concrètes, je montre l’existence d’une autre logique que celle, quantitative et mercantile, qui conduit notre monde à la catastrophe : une logique qualitative qui privilégie le respect de la Terre et des personnes au rendement ; la qualité d’être au « toujours plus ». Je plaide aussi pour une redécouverte éclairée des grandes valeurs universelles – la vérité, la justice, le respect, la liberté, l’amour, la beauté – afin d’éviter que l’homme moderne mû par l’ivresse de la démesure, mais aussi par la peur et la convoitise, ne signe sa propre fin. » F. L.
Commentaires :
Quelques notes de nos lecteurs…
Livre de 2012.
I) La fin d’un monde : Histoire : habitat nomade – sédentarisation – ruralité puis mouvement inverse, exploitation urbaine : Rapports avec la nature ? Globalisation de l’information, mondialisation économique et financière.
Le temps s’accélère t-il ? Déclin de l’occident. Un monde malade : crise environnementale, agricole, politique, économique et financière, sanitaire et psychologique. Surconsommation, convoitise matérielle, insatisfaction, désenchantement.
II) L’aube d’une renaissance : Soyons au service de la terre, de l’humanité, de la personne. Spiritualité, religions ? La dimension logique et rationnelle (hémisphère gauche) amplement développé au détriment de la dimension intuitive et émotionnelle (hémisphère droit). Redécouverte des valeurs universelles : vérité, justice, respect de l’autre (animaux aussi), amour, beauté, droits de l’homme. Réenchanter le monde, se transformer soi même. Quittons l’idéologie du “toujours plus”. Sobriété heureuse. “La richesse anormale ne sert pas plus que l’eau à un vase qui déborde”. Engagement, implication (ONG). N’attendons pas tout de l’état. Engagement personnel, local, national, mondial.
Reine
Notre monde est malade. Quelle est la véritable nature de son mal ? C’est peut être en se posant cette question que Frédéric Lenoir tente de trouver les voies de guérison du monde. Le diagnostic semble assez complexe. L’auteur fait une analyse historique des différentes mutations et crises sectorielles. Il note d’ailleurs avec humour que « le lecteur guère intéressé par ce rappel historique » pourra survoler le chapitre.
Max Weber fait le constat “du désenchantement du monde”.
Si l’homme, comme l’affirmait Descartes, est maître et possesseur de toute chose, il ne possède pas le monde. La terre est un organisme vivant.
Les bouleversements du monde moderne créent des peurs individuelles car les repères de modifient. Une page de notre histoire est en train de se tourner. Le brésilien humaniste Josué de Castro appelle dès 1964 au réveil des consciences.
A la lecture de ce livre, j’indiquerai sur l’ordonnance :
Une gélule de culture matin et soir (cela concerne l’humanité)
Un sachet de vérité à diluer dans de l’eau (sacrée!)
(La vérité peut nous aider à vivre Jésus se définit lui même « Je suis le chemin, la vérité et la vie »).
Un cataplasme de justice (ce mot revient souvent dans la Bible).
Une cuillerée de liberté, de respect (message qui traverse les évangiles).
Matin, midi et soir, une brumisation d’amour (L’amour véritable force de vie).
«Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien » constatait Saint Paul.
Et en cure : La beauté
En effet, Frédéric Lenoir souligne que l’enlaidissement du monde est une conséquence directe de la crise systémique que subit la planète. La beauté reflète l’ordre du monde. « elle dépasse les différents canons de la beauté » Une divine énergie qui sauvera le monde avec l’art comme témoin, lien entre le visible est l’invisible.
Extrait :
« L’expérience la plus belle et la plus profonde que puisse faire l’homme est celle du mystère ; c’est sur lui que se fonde les religions et toutes activités sérieuses de l’art ou de la science ; sentir que derrière tout ce que nous pourrons découvrir, il y a quelque chose qui échappe à notre compréhension et dont la beauté, ne peut nous parvenir directement, voilà ce que c’est que le sentiment du sacré » Albert Einstein
Tout change rien ne demeure dans l’univers. La solution doit venir de chacun de nous d’ une conversion du regard en examinant ce qui en nous peut empoisonner le monde. Le poison de la convoitise, du découragement et de la peur. Le monde que nous voyons dans les médias n’est pas le monde réel mais un spectacle du monde ; tournons notre regard vers la part lumineuse et fraternelle. Cette attitude ne nie pas les problèmes mais les relativise pour être acteur de la guérison.
Et si nous allions de la peur à l’amour ? Les peurs conduisent au repli sur soi : la fraternité humaine est la seule réponse C’est chacun à son niveau et tous ensemble que nous trouverons une issue.
« Soyons le changement que nous voulons dans le monde ». Gandhi.
Nous vivons dans une société dont les individus se sentent de plus en plus seuls et insécurisés, souvent portés par un manque d’amour et une peur des autres comme d’eux-mêmes. À la suite de circonstances pénibles, combien de vies se bornent à tourner en rond dans une solitude subie, que l’auteur nomme la “seulitude” ?
Comment sortir de cette seulitude et emprunter la voie qui mène à la consolation ?
Ce livre m’a interloqué par son titre « La seulitude ». Il révèle le lien entre le sentiment de solitude et le désamour de soi, caché dans des lieux secrets, des lieux « vides, froids, gris ». Mais « il n’y a pas de force intérieure sans l’acceptation de la vulnérabilité que nous portons ». Comme un appel…
A tous les enfants que les émotions enterrées fragilisent en se distillant comme des poisons dans leurs vies, lorsque le manque de qualité de présence et d’écoute les laissent seuls face à leurs détresses.
A tous les adultes qui ne se sentent pas le droit d’être fatigués ou malades, d’avoir des fragilités, qui n’ont ni le droit de pleurer, ni celui de vieillir.
A toutes les personnes âgées aussi qui ont grandement besoin d’être consolées et dont le comportement déroutant peut être l’expression de ce qui n’a pas été dit.
« Ecoutez votre plainte » quand la vie devient lourde, invivable, en quête de sens, qu’un poids pèsent sur les épaules, qu’un vide s’installe dans les entrailles, enlever votre « manteau de seulitude » et accepter de revêtir la présence. La clef ? L’amour de soi qui nous transforme et fait évoluer nos vies.
Extrait : « Il faut une certaine humilité pour accepter l’idée qu’on a besoin des autres pour s’en sortir Il faut un certain courage pour aller à la rencontre de notre vulnérabilité Il faut de la force intérieure pour se tourner vers la vérité de notre propre histoire ».
Quelques textes sont souvent cités : des récits comme la Samaritaine, la guérison de l’aveugle-né ; quelques paroles sur le Pain de Vie, le Bon Pasteur, l’amour des autres…Mais au-delà, avez-vous eu déjà l’occasion de parcourir l’ensemble de cet évangile ? Jean a la réputation d’être difficile. Sa manière d’écrire est souvent déroutante. Mais ce témoignage de la fin du Ier siècle nous fait bénéficier de tout un approfondissement de la foi de l’Eglise naissante. Il serait dommage de nous en passer. Avec Jean, nous sommes invités à nous laisser saisir par cette surprenante révélation de Dieu dans la chair : Dieu l’un de nous, véritablement homme ; Dieu le tout Autre, Celui qui est.
Ce livre présente tous les textes des douze premiers chapitres de l’évangile, divisés en 31 passages. Après une introduction historique, nous vous proposons à chaque fois :
une note plus technique sur une réalité de l’époque ou un thème important chez Jean,
un commentaire pour accompagner et non remplacer la lecture du texte de l’évangile,
quelques suggestions pour une relecture aujourd’hui sous forme de questions, témoignages, prières, poèmes.
Puisse ce livre aider chacun à formuler sa réponse à la question posée par Jésus aux disciples : « Que cherchez-vous ? ».
Commentaires de lecteurs :
Je désirai lire l’évangile de Jean cette année et deux livres arrivent en don à la bibliothèque (le deuxième commencé mais vite abandonné alors qu’il est écrit par l’archevêque de Milan Carlo Martini, jésuite pour des jésuites … Mais ceux qui me connaissent savent que je ne vais pas l’abandonner définitivement !) Celui là un bonheur et j’ai regretté qu’il ne concernait que les douze premiers chapitres de cet évangile mais j’ai une autre piste à explorer… Je l’ai trouvé simple, profond, incarné comme savent le faire les personnes de l’Action Catholique.
Un livre à conseiller à tous ceux qui veulent se risquer à découvrir saint Jean et certainement envisager d’approfondir à plusieurs en équipe de partage biblique. Malheureusement ce livre date de 1988…
Lorsque l’on évoque la Providence, il est bien difficile d’envisager la participation de Dieu dans le monde et dans nos vies, tant les questions qui surgissent aussitôt semblent toucher un mystère incompréhensible. Si Dieu gouverne le monde, n’est-il qu’un « grand horloger » ? Et s’il est capable d’intervenir pour le moindre détail de nos vies, peut-on encore prétendre mener librement notre action ? Pourquoi est-il si difficile de déceler son intervention au quotidien ? Et, surtout, pourquoi tant de souffrances et de malheurs s’abattent sur le juste comme sur l’injuste ? Cependant pour un chrétien comprendre ne suffit pas, il faut agir et aimer. Dès lors que l’on saisit la présence de Dieu et sa proximité avec chacune de ses créatures, il nous est proposé d’accomplir un cheminement spirituel pour vivre en tout temps cette confiance et cet abandon paisible de l’enfant entre les mains de son Dieu. C’est à ce double objectif que s’emploie le père Joël Guibert, apporter toute la clarté sur la Providence de Dieu et nous apprendre comment en vivre à chaque heure du jour. « Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » (Jn 11,40)
Le père Joël Guibert, prêtre du diocèse de Nantes, exerce sa mission entre l’écriture de livres de spiritualité et la prédication de retraites destinées à tout public. Il est l’auteur, entre autres, de Renaître d’en haut, Léonie, Le combat spirituel, Le secret de la sérénité.
Commentaire des lecteurs
Mystère incompréhensible de ce Dieu et surtout de ce terme de la Providence : un Dieu si proche alors qu’Il semble si absent…Douze chapitres pour découvrir la Providence divine. J’avoue avoir commencé à lire ce livre en me demandant où cela allait m’embarquer ? Peut-on encore croire en la Providence ? Une notion si contestée à l’extérieur de l’Eglise et dans l’Eglise (j’avoue humblement que je fais partie des sceptiques) et que ce livre ne pouvait que me nourrir…
La Providence serait un mystère de foi et nous sommes invités à ouvrir les yeux … chapitre intéressant qui se conclut par un passage de Jean Paul II : « Les hommes de notre époque, parfois inconsciemment, demandent aux croyants d’aujourd’hui non seulement de « parler » du Christ, mais en un sens de le leur faire « voir ». […] Notre témoignage se trouverait toutefois appauvri d’une manière inacceptable si nous ne nous mettions pas d’abord nous-mêmes à contempler son visage ». Page 56.
Cette Providence serait à lire, dans l’Amour, le livre de la nature, dans l’Ancien Testament et dans le Nouveau Testament… Bien sûr elle demande la foi et on reparle de la création, de la rédemption et de l’eschatologie… des instruments de la providence, de la liberté de l’homme… Le mal, la Croix, la vie chrétienne, la sainteté… Livre très riche, et après avoir compris il ne reste plus qu’à continuer à agir et à aimer en accomplissant un cheminement spirituel de confiance et d’abandon paisible entre les mains de ce Dieu révélé par Jésus Christ et par son Eglise si imparfaite soit-elle…
Laurent est un enfant d’une cité dans la banlieue de Paris. Français, famille sans problèmes, mais l’influence des copains est forte : 1er joint avant d’entrer en 6ème puis c’est l’escalade. Cocaïne, crack, héroïne. Pour acheter la drogue, il faut de l’argent : il revend, vole dans les magasins la nuit.
Le voilà en prison dans un état lamentable. N’en pouvant plus, il appelle au secours « le boss », le maître de l’univers, et Dieu lui répond : il se sent envahi de paix, de consolation, baigné d’amour. A sa sortie, il est croyant et décidé à cesser la drogue, mais il rechute. Il est déclaré séropositif au virus du sida ainsi que sa compagne Florence qui en mourra. A l’hôpital psychiatrique, il rencontre le frère Patrick qui lui propose de venir dans son monastère où l’on soigne des gens comme lui. Il retrouve la paix, guérit peu à peu et sa foi augmente. Il épouse Marie-Do et entre dans la communauté des Béatitudes. Ils prient avec ferveur pour avoir des enfants en bonne santé et ce sera le cas (pour les 2). Laurent témoigne auprès des jeunes de sa guérison miraculeuse et des méfaits de la drogue.
François Euvé avec la participation d’Etienne Klein
Qu’est-ce que le réel ? L’univers a-t-il commencé ? Quelle est la place de l’homme au sein du cosmos ? Ces questions philosophiques et métaphysiques nous montrent que les théories scientifiques les plus récentes ne sont pas parvenues à tout expliquer. C’est dans ce monde plus complexe, voire plus mystérieux qu’on ne le pensait, que réapparaît « l’hypothèse » Dieu. Selon François Euvé, il faut d’abord se demander de quel Dieu on parle. Plus largement, il faut s’interroger sur les principes qui fondent la science moderne et sur ses présupposés philosophiques et théologiques. Sans céder à la tentation du concordisme, foi et science peuvent dialoguer et nous faire accéder à une vérité qui ne prône ni le matérialisme scientiste ni l’irrationnalité fidéiste. Si la science peut purifier la religion de la superstition, à l’inverse, la religion peut aider la science à se purifier des faux absolus.
AUTEURS Théologien jésuite, François Euvé est rédacteur en chef de la revue Études. Physicien de formation (ENS Cachan), il a été doyen de la Faculté de théologie du Centre Sèvres. Il est l’auteur aux éditions Salvator de Théologie de l’écologie : une Création à partager (2021) et pour une spiritualité du cosmos : découvrir Teilhard de Chardin (2015). Étienne Klein est physicien, directeur de recherches au CEA et professeur à l’École centrale de Paris. Producteur sur France Culture de l’émission « Science en questions », il est l’auteur de plusieurs essais dont L’Esprit du corps (Robert Laffont, 2021).
Commentaires
Ce livre a été pour moi une grande déception… Il prétendait répondre au livre Dieu, la science, les preuves… et plus j’avançais dans le livre plus je me demandais quel était le but de ce livre ?
Le but affiché de ce livre, comme la couverture l’indique, est de répondre au livre Dieu, la science, les preuves. Le réel but de ce livre est de dire : la science et la religion ça ne se mélange pas, voilà tout, et cela de façon peu claire pour moi..
À la fin du livre, l’auteur nous retranscrit un dialogue avec Étienne Klein et celui-ci est tout à fait intéressant et nous ouvre l’esprit sur une autre manière de voir les choses. Cette petite trentaine de pages m’en a appris plus que le bouquin entier et je vous recommande de lire ce dialogue (qui est plutôt un questions réponses) où Étienne Klein nous répond simplement à des questions plutôt complexes ce qui nous ouvre d’autres champs des possibles ! Merci donc à lui !
L’enseignement donné ici par le bienheureux Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus est au cœur de son expérience personnelle et de sa doctrine spirituelle. Familier de l’Esprit Saint, il nous apprend les chemins de la prière silencieuse, qui livre à l’action transformante de l’Esprit. Or, ce même Esprit saisit toujours un être pour le donner comme apôtre à l’Eglise. C’est cette collaboration affectueuse et féconde que le bienheureux Marie-Eugène décrit ici, pour nous en révéler les exigences et les richesses. Dans la période d’intense recherche spirituelle que nous vivons, ce livre ouvre au chrétien qui veut vivre pleinement sa grâce baptismale, l’horizon immense de la sainteté.
Commentaires
L’introduction de ce livre commence par la question : Quelle est l’intention de ce livre ?
« Le Père Marie-Eugène (Carme) nous parle de façon presque exclusive de Dieu et des relations de grâce qui unissent l’homme à Dieu dans le Christ. Par elles, Dieu se découvre à l’homme, fait de lui l’instrument de son action dans le monde et le conduit à la sainteté. » page 6
J’avoue humblement qu’en lisant l’introduction j’ai failli ne pas lire ce livre mais comme il m’avait été offert par une personne qui me connaissait bien et à qui j’avais confié mon désir de voir Dieu, j’ai passé cette introduction de 40 pages pour ne la lire qu’après avoir lu le reste…
Une première partie sur les fondements m’a émerveillée… un langage simple, poétique… et me voilà embarquée dans la contemplation du mystère de Dieu, de la grâce baptismale, enfin je vais appréhender ce qu’est « la grâce » …
Une seconde partie intitulée « Pour une transformation d’Amour » où l’auteur me donne envie de prier tout simplement si je veux voir Dieu (la prière contact avec Dieu, l’activité de Dieu dans la prière, l’oraison au quotidien, la prière contemplative parfaite du Christ…) toujours un langage simple et poétique…
La troisième et dernière partie : « sous l’emprise de l’Esprit » peut être plus difficile à recevoir pour moi, une notion de sacrifice qui m’a laissée perplexe réveillant des mauvais souvenirs de mon enfance…
Un livre vivifiant qui risque de déplaire par sa simplicité, sa poésie contagieuse invitant à la sainteté… et là je songe à un échange avec une amie sur la sainteté à super U…et je pense qu’il serait profitable pour tout notre petit groupe de réfléchir au pourquoi de la place importante des saints dans la religion catholique… une invitation étonnante que nous fait souvent le Père Mario… à la suite d’une retraite à Tamié sur la gratitude je suis revenue emportant chez moi « Charles de Foucault » et un ange gardien ! (le cœur plein de gratitude quand même)
Pour de nombreux chrétiens, le combat spirituel est l’affaire d’une élite dont ils se sentent très éloignés. De plus, l’imaginaire qui lui est souvent associé (combat contre le démon, ascèse austère et continue) génère pour eux une atmosphère d’angoisse susceptible de les rebuter davantage. À rebours de ces clichés, cet ouvrage de spiritualité pratique entend montrer que le combat spirituel est une réalité banale de la vie chrétienne, et que la lutte qu’elle implique est moins dirigée contre les tentations que pour notre liberté. Il se déploie au jour le jour, au cœur de nos choix quotidiens, sans rien impliquer en apparence de spectaculaire, et a pour horizon une sainteté pleinement incarnée et équilibrée. Donner à ce combat tout son sens, en souligner la dimension amoureuse et joyeuse : telle est donc l’ambition de cet ouvrage positif et porteur d’espérance.
Avis de lecteur
Après avoir lu « le secret de la sérénité – La confiance en Dieu avec saint François de Sales » dont le chapitre 7 parlait du combat spirituel, j’ai eu envie d’en savoir plus me disant que cela me concernait peut être même si ce mot m’évoquait le Curé d’Ars luttant contre le démon… J’ai aimé ce livre car il est écrit par un prêtre, accompagnateur spirituel de nombreux jeunes et de séminaristes…et que les situations évoquées sont si banales et si familières que je me suis dit c’est vraiment pour moi… J’avais dû en lire des extraits dans un site de spiritualité que je consulte découvrant souvent des pépites… un chemin de liberté pour tous, pas que pour les mystiques, pour les jeunes et les moins jeunes comme moi… combattre pour trouver la liberté mais combattre qui et avec quelles armes et surtout dans quel but ?
« Comme le dit le souverain pontife (François), le déni, et l’idée largement répandue selon laquelle le Malin est un mythe, une sorte de conte pour enfant destiné à illustrer l’idée du bien et du mal, ne nous conduisent qu’au relâchement et à une exposition encore plus forte au Mal. Au lieu de minimiser l’adversaire, regardons plutôt quelles forces nous avons pour nous… » page 9
« Cette route de l’amour demande des efforts et nous verrons lesquels tout au long de ce livre. Mais démarrons sa lecture en étant apaisés quand au combat à mener. Ne luttons pas pour chasser les ténèbres de la chambre, mais ouvrons plutôt la petite fenêtre de la grâce pour laisser entrer la lumière. » page 15
Avec l’aide de texte bibliques, d’écrits de spirituels connus, nous abordons le péché, la désespérance, le piège des pensées (mauvaises), l’orgueil et le piège de l’illusion, la paresse, la jalousie et la comparaison, le combat du bien commun, la sobriété, la chasteté, l’engagement, le goût de la liberté, la maladie, la force du pardon. A la fin de chaque chapitre nous est proposé des actes concrets bien utiles pour rester dans la réalité ;
« Dieu, comme un Père aimant, nous appelle à être des fils et des filles libres. Libres comme son Fils Jésus Christ. C’est bien lui ultimement qui, en nous donnant son Esprit, reste le chemin de la liberté. » page 210