Frédéric Lenoir

Résumé
« L’homme est-il seulement un homo economicus ? Notre monde est malade, mais la crise économique actuelle, qui polarise toutes les attentions, n’est qu’un symptôme de déséquilibres beaucoup plus profonds. La crise que nous traversons est systémique : elle touche tous les secteurs de la vie humaine. Elle est liée à des bouleversements de nos modes de vie sans doute aussi importants que le tournant du néolithique, lorsque l’être humain a cessé d’être nomade pour devenir sédentaire.
Il existe pourtant des voies de guérison. En m’appuyant sur des expériences concrètes, je montre l’existence d’une autre logique que celle, quantitative et mercantile, qui conduit notre monde à la catastrophe : une logique qualitative qui privilégie le respect de la Terre et des personnes au rendement ; la qualité d’être au « toujours plus ». Je plaide aussi pour une redécouverte éclairée des grandes valeurs universelles – la vérité, la justice, le respect, la liberté, l’amour, la beauté – afin d’éviter que l’homme moderne mû par l’ivresse de la démesure, mais aussi par la peur et la convoitise, ne signe sa propre fin. » F. L.
Commentaires :
Quelques notes de nos lecteurs…
Livre de 2012.
I) La fin d’un monde : Histoire : habitat nomade – sédentarisation – ruralité puis mouvement inverse, exploitation urbaine : Rapports avec la nature ? Globalisation de l’information, mondialisation économique et financière.
Le temps s’accélère t-il ? Déclin de l’occident. Un monde malade : crise environnementale, agricole, politique, économique et financière, sanitaire et psychologique. Surconsommation, convoitise matérielle, insatisfaction, désenchantement.
II) L’aube d’une renaissance : Soyons au service de la terre, de l’humanité, de la personne. Spiritualité, religions ? La dimension logique et rationnelle (hémisphère gauche) amplement développé au détriment de la dimension intuitive et émotionnelle (hémisphère droit). Redécouverte des valeurs universelles : vérité, justice, respect de l’autre (animaux aussi), amour, beauté, droits de l’homme. Réenchanter le monde, se transformer soi même. Quittons l’idéologie du “toujours plus”. Sobriété heureuse. “La richesse anormale ne sert pas plus que l’eau à un vase qui déborde”. Engagement, implication (ONG). N’attendons pas tout de l’état. Engagement personnel, local, national, mondial.
Reine
Notre monde est malade. Quelle est la véritable nature de son mal ? C’est peut être en se posant cette question que Frédéric Lenoir tente de trouver les voies de guérison du monde. Le diagnostic semble assez complexe. L’auteur fait une analyse historique des différentes mutations et crises sectorielles. Il note d’ailleurs avec humour que « le lecteur guère intéressé par ce rappel historique » pourra survoler le chapitre.
Max Weber fait le constat “du désenchantement du monde”.
Si l’homme, comme l’affirmait Descartes, est maître et possesseur de toute chose, il ne possède pas le monde. La terre est un organisme vivant.
Les bouleversements du monde moderne créent des peurs individuelles car les repères de modifient. Une page de notre histoire est en train de se tourner. Le brésilien humaniste Josué de Castro appelle dès 1964 au réveil des consciences.
A la lecture de ce livre, j’indiquerai sur l’ordonnance :
- Une gélule de culture matin et soir (cela concerne l’humanité)
- Un sachet de vérité à diluer dans de l’eau (sacrée!)
(La vérité peut nous aider à vivre Jésus se définit lui même « Je suis le chemin, la vérité et la vie »).
- Un cataplasme de justice (ce mot revient souvent dans la Bible).
- Une cuillerée de liberté, de respect (message qui traverse les évangiles).
- Matin, midi et soir, une brumisation d’amour (L’amour véritable force de vie).
«Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien » constatait Saint Paul.
- Et en cure : La beauté
En effet, Frédéric Lenoir souligne que l’enlaidissement du monde est une conséquence directe de la crise systémique que subit la planète. La beauté reflète l’ordre du monde. « elle dépasse les différents canons de la beauté » Une divine énergie qui sauvera le monde avec l’art comme témoin, lien entre le visible est l’invisible.
Extrait :
« L’expérience la plus belle et la plus profonde que puisse faire l’homme est celle du mystère ; c’est sur lui que se fonde les religions et toutes activités sérieuses de l’art ou de la science ; sentir que derrière tout ce que nous pourrons découvrir, il y a quelque chose qui échappe à notre compréhension et dont la beauté, ne peut nous parvenir directement, voilà ce que c’est que le sentiment du sacré » Albert Einstein
Tout change rien ne demeure dans l’univers. La solution doit venir de chacun de nous d’ une conversion du regard en examinant ce qui en nous peut empoisonner le monde. Le poison de la convoitise, du découragement et de la peur. Le monde que nous voyons dans les médias n’est pas le monde réel mais un spectacle du monde ; tournons notre regard vers la part lumineuse et fraternelle. Cette attitude ne nie pas les problèmes mais les relativise pour être acteur de la guérison.
Et si nous allions de la peur à l’amour ? Les peurs conduisent au repli sur soi : la fraternité humaine est la seule réponse C’est chacun à son niveau et tous ensemble que nous trouverons une issue.
« Soyons le changement que nous voulons dans le monde ». Gandhi.
Virginie