Pâques en Galilée

Eloi Leclerc

Eloi Leclerc, bien connu par ses ouvrages sur François d’Assise, introduit le lecteur dans une nouvelle et bouleversante découverte de l’Évangile.


Au seuil de la jeunesse, l’auteur est passé, dans les camps de la mort, par l’épreuve
du silence de Dieu. Devenu particulièrement sensible à l’immensité de la détresse qui
peut submerger les hommes, une question le poursuit : dans la nuit de la mort où Dieu se tait,
quelle espérance l’Évangile peut-il encore apporter ? En méditant les évangiles,
l’auteur cherche à rencontrer un visage, une présence. ” L’homme qui annonce au monde
la tendresse de Dieu pour la terre a connu l’expérience la plus crucifiante de l’absence
de Dieu. La révélation de Dieu en Jésus se fait au cœur même de la condition humaine
la plus abandonnée. ” La vérité de l’Évangile tient à la profondeur de cette expérience
de Jésus. L’auteur en est convaincu. Et sa lecture des grandes pages des évangiles,
qui se distingue par la justesse exégétique et par une émouvante sobriété de ton,
en porte la marque, comme s’il conviait le lecteur à un sérieux inhabituel,
à une attention extrême, pour rencontrer Jésus. Ce livre, qui laisse deviner un voyage
intérieur, s’adresse aux femmes et aux hommes de ce temps qui, de tant de manières,
font l’épreuve de l’absence et du silence de Dieu.

Le retour de l’enfant prodigue

Henri J.M Nouwen

S’identifiant d’abord au fils prodigue en quête d’une figure paternelle, Henri Nouwen se reconnaît ensuite dans la figure du fils aîné, jaloux du pardon inconditionnel accordé au cadet inconséquent, avant de se retrouver dans la figure du père qui accueille sans juger. Le cheminement intérieur d’Henri Nouwen, l’histoire intime qui relie les trois personnages du tableau, la vie de Rembrandt et le message de l’ Evangile s’entrelacent ici dans une célébration sereine et enthousiasmante l’harmonie entre l’art et l’esprit.

Avis d’un lecteur

Ma première réaction à la fermeture de ce livre c’est un émerveillement.
Comment un prêtre spécialiste de la vie spirituelle, se laisse remettre en question
par un tableau, une parabole et change totalement de vie ? Cette quête spirituelle
l’amène à quitter la grande université américaine où il enseignait pour accompagner
des personnes handicapées de l’Arche.

Il relit sa propre vie à la lumière de la grande œuvre de Rembrandt.
Et tour à tour nous devenons avec lui le fils cadet, le fils aîné et le Père.
Jamais un tel cheminement n’a éveillé autant de résonance en moi !

Autant il était facile de me reconnaître dans le fils cadet mais même
là sa façon d’inclure Jésus dans ce cheminement m’a émerveillé (page 76 et 77).
J’ai découvert le fils aîné et compris combien moi aussi je me comportais comme lui.

Sa description du Père et cet appel à devenir ce Père.
Dans ce livre est précisé qu’à un certain âge il est bon enfin de s’unifier dans ce père plein
de miséricorde… enfin habiter, demeurer dans la maison du Père… c’est là que nous sommes attendus.

Quelques passages relevés :

« Est-ce que j’avais pris le risque moi-même de sortir de l’ombre,
de m’agenouiller dans la lumière pour me laisser embrasser par ce Dieu qui pardonne ? »

« Je savais que je ne pourrai jamais vivre le grand commandement de l’amour si je ne me laissais pas aimer sans condition. »

« Tout l’Evangile est là. Fenêtre mystérieuse qui me donne accès au Royaume de Dieu ? »

« Tout est unifié ici, l’histoire de Rembrandt, l’histoire de l’humanité et l’histoire de Dieu. »

                                                                                                                                Annik

De l’âme

François CHENG

Une approche de l’âme par un académicien français d’origine chinoise.

Il répond à la requête d’une amie très chère qui
sur le tard se découvre une âme et qui lui demande de l’éclairer.
A lire si vous aimez cheminer avec Platon, Pascal, Simone Weil et différents
auteurs avec le seul risque d’y découvrir votre âme.

Votre missive contient une singulière requête : « Parlez-moi de l’âme »…

Votre phrase : « Sur le tard, je me découvre une âme », je crois l’avoir
dite à maintes reprises. Mais je l’avais aussitôt étouffée, de peur de paraître ridicule.
Sous votre injonction, je comprends que le temps m’est venu de relever le défi…

J’écris le mot « âme », je le prononce en moi-même, et je respire une bouffée d’air frais.
Par association phonique, j’entends Aum, mot par lequel la pensée indienne désigne le souffle
primordial. Instantanément, je me sens relié à ce désir initial par lequel l’univers est advenu, je retrouve au plus profond de mon être quelque chose qui s’était révélé à moi, et que j’avais depuis longtemps égaré, cet intime sentiment d’une authentique unicité et d’une possible unité.

La porte des anges tome 1 Le complot

Michaël Dor

Jean Baptiste et Lucie deux adolescents épaulés par leurs anges gardiens
font face aux anges du Mal, avec des aller et retour dans le passé.
Une belle aventure à partir de 13 ans.

Partant d’une prophétie selon laquelle l’une des clés de la porte des anges,
qui serait le 4e clou de la crucifixion du Christ, aurait été égarée depuis des siècles,
ce roman jeunesse fantastique entraîne le lecteur à travers l’espace et le temps à la suite
de Jean-Baptiste, un jeune adolescent qui, guidé par des Anges, se retrouve à Éphèse au premier siècle de notre ère pour contrer un complot menaçant la sécurité de l’apôtre Paul et le cours de l’histoire. Tel est le cadre d’une passionnante épopée où aventure, mystère, intrigue et rebondissements donnent au récit un rythme haletant.
Roman fantastique aussi captivant qu’Harry Potter, La Porte des Anges est aussi l’histoire de l’apprentissage du courage et de la liberté de choix chez deux adolescents, et des valeurs qui structurent la vie (ou : la personnalité ?).

Prier les paraboles

Michel Hubaut

L’auteur, à travers les prières que lui ont inspirées certaines paraboles,
nous invite à prier en actualisant ces petites histoires.

L’évangile est un chemin, le chemin des Béatitudes, le chemin du Royaume.
Un Royaume que l’on aperçoit à travers une quarantaine d’histoires pleines d’images, de surprises,
de rebondissements.
Ce sont ces histoires que rappelle ici Michel Hubaut : les Paraboles.
Mais il les transforme en prières.

Monsieur le curé fait sa crise

Jean Mercier

Un roman plein d’humour qui relate bien les problèmes des prêtres d’aujourd’hui.

Avis des lecteurs

L’abbé Benjamin Brucquoy n’en peut plus ! Les dames qui fleurissent l’église se disputent. Evelyne, la responsable du catéchisme veut tout diriger. Les innovations de Benjamin sont mal acceptées, par les paroissiens : retour de la confession, adoration eucharistique… Une pétition est signée. Le poste qu’il convoitait (professeur d’écriture sainte au séminaire) est donné à un autre prêtre !

Le père Benjamin laisse un mot : “Je n’en peux plus. Je préfère disparaître.”

Mais où ? Dans un cabanon au fond du jardin du presbytère. Mais il mura la porte avec des parpaings. Tout le monde s’inquiète. Jean-Philippe Vignon, l’évêque, culpabilise. Une vieille dame entend un cantique et lui parle, mais elle pense qu’il est au paradis. Elle en parle à Mado qui va le voir à son tour et se confesse, avant d’annoncer la vérité. Pendant 3 semaines, le père Benjamin confesse à travers le mur. Quand il se décide à sortir, on s’inquiète de l’état du cabanon qui risque de s’écrouler… Mais… je m’arrête là… suspense !

La pièce de théâtre est également disponible sur You Tube (captation KTO).

Splendeurs de l’amour de Pierre-Marie Varennes

A travers un texte spirituel, lumineux et richement illustré par des enluminures médiévales et des œuvres de Monet et de Chagall, ce livre puise sa source aux origines mêmes de l’amour : l’amour tel que Dieu nous l’a révélé, incarné par Jésus-Christ.

Véritable ode au don de soi par amour – un chemin exigeant mais infiniment fécond -, cet ouvrage passionnant mène une enquête sur l’amour proposé par saint Paul et invite à en vivre : un amour qui prend patience, qui chérit, ne jalouse pas, ne se vante pas, ne se comporte pas de manière inconvenante, ne juge pas, ….

Un appel brûlant à aimer en actes et en vérité.

Un texte fondamental pour tout chrétien appelé à vivre du Commandement Nouveau : « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jn, 13, 34-35).

Commentaires de lecteurs

Voir Saint Paul 1 Corinthiens ch. 13 (L’hymne à l’amour).
Amour conjugal qui évolue et se cultive mais aussi l’amour fraternel.
Même si j’avais tous les dons, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert à rien.
Demeureront foi, espérance, charité, mais la plus grande d’entre elles, c’est la charité.
Versets 4 à 7 : La charité est longanime, serviable, n’est pas envieuse, ne se gonfle pas, ne cherche pas son intérêt, ne s’invite pas, ne tient pas compte du mal… Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout.
Dieu n’est qu’ AMOUR: Paroles et actes d’amour de Jésus durant sa vie publique jusqu’à souffrir sa passion pour nous sauver.
Puissions nous progresser dans cet amour pour Dieu et notre prochain comme Jésus nous le demande.
Très beau livre, belles images et reproductions. Un idéal de vie…
Reine
Présenté à la rencontre littéraire du 31 janvier 2026
et à la rencontre du 28 mars 2026 (en lien avec le livre “Le Don suprême”).
Avis de lecteur :
Cet hymne à l’amour est bien connu des chrétiens.
“J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante”, commence saint Paul dans sa lettre aux Corinthiens (1Co 13-1), avant de développer les caractéristiques de l’Amour, tel un guide pour aimer d’un amour vrai et désintéressé. Un hymne à l’amour qui, près de 2.000 ans plus tard – il a été écrit vers 50-55 après J.-C –, demeure d’une incroyable actualité.
Chaque verset se trouve éclairé par de superbes œuvres de Monet et de Chagall, des poèmes, des enluminures médiévales, mais aussi par des méditations, des décryptages linguistiques et des propositions concrètes pour faire de sa propre vie conjugale un hymne à l’amour.
Pour moi, cela aura été l’occasion de relire ma propre vie conjugale, bien que veuve, à la lumière de cet hymne et de contempler combien ce sacrement du mariage que nous avions consciemment choisi pour notre amour nous a soutenu tout au long de notre vie… car seul le Christ a vécu pleinement en acte et en vérité un tel amour… et tout au long de notre vie commune, marquée par nos faiblesses respectives c’est en Lui et avec Lui que nous nous sommes aimés pauvrement mais aimés tout de même.
“L’idée de ce livre est de mettre en valeur l’hymne de saint Paul et de le rendre accessible à notre époque”, explique Gabrielle Charaudeau, l’éditrice. “Il a une dimension spirituelle, avec les méditations, les poèmes de sainte Thérèse de Lisieux, mais aussi artistique : le lecteur s’imprègne des textes grâce aux œuvres.” En effet, les Nymphéas de Monet ouvrent paisiblement les chapitres, les couples enlacés de Chagall illustrent magnifiquement l’intérieur, et les représentations médiévales de l’amour courtois invitent à la réflexion sur son propre couple. “Les œuvres choisies invitent à la contemplation, on retrouve les Nymphéas tout au long de l’ouvrage, ce sont des moments de respiration, et Chagall, c’est le peintre de l’amour !”, s’exclame Isabelle Mascaras, l’iconographe.
Au-delà du soin apporté aux textes et à l’iconographie, une autre qualité de ce livre est de faire découvrir l’hymne à l’amour en se rapprochant au plus près du texte grec de saint Paul. Chaque verset est traduit par Pierre-Marie Varennes et chaque interprétation linguistique est expliquée et comparée aux autres versions. Une manière de s’approprier les paroles de saint Paul et de mieux comprendre ce qu’aimer veut dire.
Livre à offrit aux couples qui décident de se marier à l’Eglise… à ceux qui fêtent leur anniversaire de mariage, à ceux qui sont en crise, mais pas que … car aimer tout simplement les personnes que le Seigneur met sur notre route et que nous n’avons pas choisis est encore plus « crucifiant ».
Une chose est sûre, lorsque j’ai refermé l’ouvrage, plein de ces images douces et de ces paroles de vérité, j’ai eu envie d’aimer mieux, à l’image du Christ.
J’aurai toute l’éternité pour en vivre pleinement…

Annik

Commentaires de lecteurs

Rencontre littéraire du 25 avril 2025

  • Voir Saint Paul 1 Corinthiens ch. 13 (L’hymne à l’amour).
    Amour conjugal qui évolue et se cultive mais aussi l’amour fraternel.
  • Même si j’avais tous les dons, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert à rien.
  • Demeureront foi, espérance, charité, mais la plus grande d’entre elles, c’est la charité.
  • Versets 4 à 7 : La charité est longanime, serviable, n’est pas envieuse, ne se gonfle pas, ne cherche pas son intérêt, ne s’invite pas, ne tient pas compte du mal… Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout.
  • Dieu n’est qu’ AMOUR: Paroles et actes d’amour de Jésus durant sa vie publique jusqu’à souffrir sa passion pour nous sauver.
  • Puissions nous progresser dans cet amour pour Dieu et notre prochain comme Jésus nous le demande.
  • Très beau livre, belles images et reproductions. Un idéal de vie…
    Reine
  • Présenté à la rencontre littéraire du 31 janvier 2026
  • et à la rencontre du 28 mars 2026 (en lien avec le livre “Le Don suprême”).
  • Avis de lecteur :
  • Cet hymne à l’amour est bien connu des chrétiens.
  • “J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante”, commence saint Paul dans sa lettre aux Corinthiens (1Co 13-1), avant de développer les caractéristiques de l’Amour, tel un guide pour aimer d’un amour vrai et désintéressé. Un hymne à l’amour qui, près de 2.000 ans plus tard – il a été écrit vers 50-55 après J.-C –, demeure d’une incroyable actualité.
  • Chaque verset se trouve éclairé par de superbes œuvres de Monet et de Chagall, des poèmes, des enluminures médiévales, mais aussi par des méditations, des décryptages linguistiques et des propositions concrètes pour faire de sa propre vie conjugale un hymne à l’amour.
  • Pour moi, cela aura été l’occasion de relire ma propre vie conjugale, bien que veuve, à la lumière de cet hymne et de contempler combien ce sacrement du mariage que nous avions consciemment choisi pour notre amour nous a soutenu tout au long de notre vie… car seul le Christ a vécu pleinement en acte et en vérité un tel amour… et tout au long de notre vie commune, marquée par nos faiblesses respectives c’est en Lui et avec Lui que nous nous sommes aimés pauvrement mais aimés tout de même.
  • “L’idée de ce livre est de mettre en valeur l’hymne de saint Paul et de le rendre accessible à notre époque”, explique Gabrielle Charaudeau, l’éditrice. “Il a une dimension spirituelle, avec les méditations, les poèmes de sainte Thérèse de Lisieux, mais aussi artistique : le lecteur s’imprègne des textes grâce aux œuvres.” En effet, les Nymphéas de Monet ouvrent paisiblement les chapitres, les couples enlacés de Chagall illustrent magnifiquement l’intérieur, et les représentations médiévales de l’amour courtois invitent à la réflexion sur son propre couple. “Les œuvres choisies invitent à la contemplation, on retrouve les Nymphéas tout au long de l’ouvrage, ce sont des moments de respiration, et Chagall, c’est le peintre de l’amour !”, s’exclame Isabelle Mascaras, l’iconographe.
  • Au-delà du soin apporté aux textes et à l’iconographie, une autre qualité de ce livre est de faire découvrir l’hymne à l’amour en se rapprochant au plus près du texte grec de saint Paul. Chaque verset est traduit par Pierre-Marie Varennes et chaque interprétation linguistique est expliquée et comparée aux autres versions. Une manière de s’approprier les paroles de saint Paul et de mieux comprendre ce qu’aimer veut dire.
  • Livre à offrit aux couples qui décident de se marier à l’Eglise… à ceux qui fêtent leur anniversaire de mariage, à ceux qui sont en crise, mais pas que … car aimer tout simplement les personnes que le Seigneur met sur notre route et que nous n’avons pas choisis est encore plus « crucifiant ».
  • Une chose est sûre, lorsque j’ai refermé l’ouvrage, plein de ces images douces et de ces paroles de vérité, j’ai eu envie d’aimer mieux, à l’image du Christ.
  • J’aurai toute l’éternité pour en vivre pleinement…

Annik

Augustin avec nous

de Père Emmanuel-Marie, Père Michel, Nicolas Diat

« Augustin est un jeune homme d’une très vive sensibilité, riche d’un tempérament intensément chaleureux. Il se sait doté d’une intelligence hors du commun, d’une mémoire prodigieuse, capable de retenir et d’organiser une masse considérable de connaissances. Il est attiré par la beauté, la lumière, et tout ce qui exalte les sens et l’esprit. Sa personnalité est à la fois hypersensible, cordiale, généreuse, marquée d’un grand sens de l’amitié. Il a le goût d’entraîner les autres. Dans les Confessions, on le voit au centre de petits cercles d’amis qu’il fascine et entraîne, souvent dans la faute. Il a le sens de l’autorité, ce qu’on appellerait aujourd’hui une forme de charisme. »
Père Emmanuel-Marie

« Et c’est sans doute ce qui le rend si proche de nous. Nous vivons pareillement dans un monde brillant et fragile, saturé de paroles et de contradictions. Augustin n’est pas un sage retiré dans le calme d’une colline grecque mais un homme traversé par le tumulte, blessé, passionné, inquiet ; il a connu la chute, l’orgueil, l’amour, la déception, et un jour, au coeur de ce désordre, a entendu la voix de Dieu. Ses Confessions ont parfois le ton des confidences entre frères d’armes qui lèvent un instant le voile de pudeur et d’orgueil sur leurs coeurs blessés pour révéler la vérité de leur âme. Avant d’être un docteur de l’Église, il est un homme vivant. Ainsi, il nous parle encore. »
Père Michel

« Augustin regarde le monde tel qu’il est : mêlé, fragile, traversé par des amours contraires. Il refuse de sacraliser les puissances terrestres, mais il ne méprise rien de ce qui est humain. Il apprend à user du monde sans s’y perdre, à aimer la paix sans en faire une idole, à recueillir la beauté dispersée dans les choses pour la rapporter à sa source. Sa pensée ouvre ainsi un espace où la foi ne détruit pas la culture, mais la purifie ; où la raison ne se ferme pas devant le mystère, mais s’incline devant lui avec confiance.»
Nicolas Diat

Présenté par Annik, rencontre Calis du 25 avril 2025.

Histoire de Jérusalem

de Vincent Lemire et Christophe Gaultier

4 000 ans d’une histoire universelle pour la première fois racontés dans une BD exceptionnelle.
Il y a 4 000 ans, Jérusalem était une petite bourgade isolée, perchée sur une ligne de crête entre la Méditerranée et le désert. Aujourd’hui, c’est une agglomération de presque un million d’habitants, qui focalise les regards et attire les visiteurs du monde entier.
Entre-temps, les monothéismes y ont été inventés, les plus grands conquérants s’en sont emparé, les plus grands empires s’y sont affrontés. Tour à tour égyptienne, perse, juive, grecque, romaine, byzantine, arabe, croisée, mamelouke, ottomane, anglaise, jordanienne, israélienne et palestinienne, Jérusalem est au coeur des intérêts et des passions du monde. Berceau du judaïsme, du christianisme et de l’islam, elle est aujourd’hui une capitale spirituelle pour plus de la moitié de l’humanité.
En 10 chapitres, acteurs et témoins, célèbres ou anonymes, toutes celles et ceux qui ont arpenté Jérusalem au fil des siècles racontent ce mille-feuille d’influences composites. Rien n’est inventé : scènes et dialogues proviennent de plus de 200 sources publiées et d’archives inédites, pour donner chair à ce récit choral.

Présenté à la rencontre littéraire du 31 janvier 2026

« Territoire mosaïque à vocation universelle » Jérusalem est une ville où « aucune religion n’a jamais pu s’approprier en exclusivité la Ville Sainte » pas plus que la terre qui l’environne constate l’auteur.

Ce livre nous aide à comprendre comment cette petite ville perdue au milieu des montagnes est devenue le nombril du monde. Comment cohabiter et coexister sans parler la même langue et prier le même dieu. Succès de ce livre, conforté par l’accueil chaleureux qu’il a reçu des communautés juive, chrétienne et musulmane en France et à l’étranger. « On comprend les traditions religieuses qui ne sont pas les nôtres et qu’on ne connaît pas, mais en même temps on se sent accueillis, comme à la maison » complimentait une lectrice.

Le narrateur doit la vie à un berger qui passait pas là. Il a fallu pour qu’il vive, beaucoup d’eau, de la chance et du soleil. Beaucoup de soleil…. 4000 ans d’histoire… Il a tout vu, tout vécu, tout observé… et peux aujourd’hui nous raconter toute l’histoire de Jérusalem. Il est né au sommet d’une colline qui porte son nom : Le mont des Oliviers.
Virginie, rencontre Calis du 25 avril 2026.

Au délà des fractures chrétiennes

de Philippe d’Iribarne

Depuis des décennies, les catholiques sont profondément divisés. Certains adhèrent au grand projet qui a pris corps au lendemain de la Seconde Guerre mondiale : créer une humanité nouvelle, unie au-delà des nations, des cultures, des religions, des choix de vie. Ils mettent en avant les valeurs évangéliques d’accueil et de partage. D’autres dénoncent un ralliement à une religion séculière et un abandon du Christ dont l’intransigeance face au monde est allée jusqu’à la Croix. Cet ouvrage cherche à comprendre les ressorts de cet affrontement et propose des voies pour le surmonter. Les choix temporels des uns et des autres mêlent inévitablement l’imperfection de ce bas-monde aux aspirations les plus hautes. Le Christ, lui, appelle à une démarche de vérité, loin des imaginaires utopiques ou nostalgiques. C’est en prenant mieux conscience du cœur spirituel de la foi qui les unit que les chrétiens échapperont à la triste condition de l’Église du XXIe siècle et témoigneront de la force du message évangélique pour éclairer le monde.

Philippe d’Iribarne, directeur de recherches du CNRS, analyse la place des cultures et des religions au sein des sociétés modernes. Il est l’auteur de nombreux livres traduits dans une dizaine de langues, parmi lesquels Chrétien et moderne (Gallimard 2016) et L’islam devant la démocratie(Gallimard 2013) constituent des étapes dans la réflexion qui a conduit à cet ouvrage.

Avis de lecteur :

Chercher à comprendre les ressorts de cet affrontement et proposer des voies pour le surmonter me semblaient être pour moi un bon chemin de conversion pour ce temps de Carême… Depuis que j’ai accepté, envers et contre tout de remettre un pied dans l’Eglise, je ne cache pas que cette profonde division me trouble et je ne remercierai jamais assez le père Mario de m’avoir entrainé avec d’autres dans l’aventure de la lecture et du partage de ces lectures dans CALIS une fois par mois… se laisser bousculer dans ses certitudes en écoutant et en osant partager ce qui nous tient à cœur est une sacrée aventure de parole libérée…

Il était bon que je lise ce livre, acheté depuis un certain temps qui attendait patiemment (heureux hasard), je ne me souvenais même plus que je l’avais acheté !!!

Il a permis que je comprenne mieux où je me situais et dans mon histoire familiale, et dans ma foi. Il m’a permis aussi de mieux entendre le point de vue de « l’ennemi » … Ce livre m’a bousculé dans tous les sens du terme et rendu attentive au monde inclusif de mes enfants et petits-enfants… (ce n’était pas trop difficile) mais surtout à mieux écouter l’autre camp…

Je pense qu’après avoir lu ce livre, je relirai avec encore plus d’attention « l’Evangile naissance d’humanité » qui me rappelait combien et comment l’Evangile pouvait être chemin d’humanité.

Annik

Rencontre littéraire du 28 mars 2026. Livre présenté par Annik