Et tu riras…

Sytou et Marianne Pasquet

L’histoire :
À neuf ans, Jeanne a une drôle d’envie : Jeanne voudrait bien être une vieille dame. Parce qu’une vieille dame, pour Jeanne, c’est très tentant. Ce n’est pas l’avis de sa famille et de sa meilleure amie, mais Jeanne s’en moque, parce qu’elle s’est trouvé une alliée, qui va lui offrir une leçon de vie.

Pour qui : À tous les enfants qui grandissent et se questionnent sur les adultes.

À propos : Un récit tout en justesse sur le lien entre les générations, le temps qui passe et les joies de la vie. Mention spéciale : ce livre fut en sélection pour l’édition 2011 du Prix Chronos de littérature, créé en 1996 par la Fondation Nationale de Gérontologie. Ce prix propose aux participants (de la maternelle à 95 ans et plus) de lire des ouvrages ayant pour thèmes les relations entre les générations, la transmission du savoir, le parcours de vie, la vieillesse et la mort…

Commentaire des lecteurs

Ce livre m’a fait un bien fou et je ne sais pas pourquoi il m’a fait penser au rire de Sarah quand les visiteurs lui annoncent qu’en sa vieillesse elle sera féconde… La vie passe si vite et arrivé à un certain âge le déjà et le pourquoi de cette vie qui s’attarde risque de nous miner surtout quand on se retrouve en maison de retraite… Il est des rencontres fécondes quand on a la chance d’écouter les personnes âgées et ce conte pour penser à l’endroit fut une belle découverte dans le cadre de « Lire et faire lire » à la médiathèque de Bourg Saint Maurice… Bien entendu je l’ai partagé au cours de notre dernière séance CALIS et je le lirai aux enfants et aux personnes âgées visitées quand elles se posent la question du pourquoi. J’ai adoré aussi les illustrations… Jeanne, l’héroïne de cette histoire, a très envie d’être une vieille dame. C’est de cette drôle d’envie, et de la réaction de ses proches, que parle ce livre.
Je suis touchée par cette petite fille qui, peut-être parce que la vie lui semble dure et compliquée, se met à envier la vie d’une vieille dame. Elle la trouve douce, et libre de faire ce qu’elle veut, ce qu’elle aime. Surtout de prendre son temps.

Cette vision me parle, à moi qui ne suis plus une enfant, mais une vieille dame. Plus le temps avance, plus je mûris, plus j’aime cultiver le bonheur d’être libre, libre d’être soi, libre de vivre une vie bonne, de plus en plus simple. Et si c’était ça le cadeau de vieillir : se simplifier ? Je crois qu’il est temps que je revienne voir Béatrice à la médiathèque, elle a toujours été de bon conseil.

Annik

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