Guide des chemins de prière

Pierre Descouvemont

Il y a bien des façons de prier : dans une chapelle, devant une icône, avec le chapelet, en fredonnant des psaumes, au volant de sa voiture… Nourri par l’immense tradition spirituelle de l’Église, le père Descouvemont partage son expérience dans un langage simple. Il répond aux différentes difficultés de celui ou celle qui veut s’engager sur les chemins de la prière. Il balise le sentier de la vie d’oraison. Il s’appuie sur le témoignage des grands mystiques comme sur les questions de ses paroissiens pour nous apprendre à entrer et durer dans la prière.

Avis de lecteurs

Une lectrice

Si vous vous demandez ?

Où prier ? Quand prier ? Qui prier ? Comment prier ? Pourquoi prier ? Et si vous avez d’autres interrogations sur la Prière, alors ce livre est à lire et à méditer en URGENCE !

Annik

Livre qui m’a passionné et surtout donné envie de prier… Je pense avoir toujours prié mais sans savoir-faire, souvent insatisfaite et en lisant ce livre je me disais que ce que je vivais déjà je pouvais le vivre plus amoureusement… et moins intellectuellement. Tout peut devenir prière et ce livre que je vous recommande, je vais certainement pour m’en servir quotidiennement le commander…

Bien sûr l’oraison, mais j’ai été attirée par ce qui me laissait assez perplexe… prier devant le tabernacle, l’adoration eucharistique que j’avais tendance à considérer comme de l’idolâtrie est développée de la page 113 à 130… je risque d’y passer plus d’une heure…

Prier avec les psaumes, je le faisais avec le psaume du jour mais là, ils sont classés par thèmes et cela me sera bien utile avant qu’ils ne me deviennent plus familiers…

Prier au cœur du monde, je le faisais déjà en m’inquiétant sur mon état mental, page 150, prier dans la nature. Dans le métro, que d’heures j’ai passé dans le métro alors que j’aurai pu prier. Cerise sur le gâteau pour ceux qui me connaissent prier Marie…travaillée déjà par le topo de Mario à Aimes…

Ce livre pourrait s’intituler « chemins de prières pour les nuls », il vous guide pas à pas en s’appuyant sur l’immense tradition spirituelle de l’Eglise et cela dans un langage simple… beaucoup de citations bibliques, de poésies et de citations de grands saints… Il va m’accompagner un moment.

Michelle

Ce livre est écrit par Pierre Descouvemont, prêtre du diocèse de Cambrai, docteur en théologie, il prêche de nombreuses retraites et anime une école de la prière. Il a publié plusieurs livres sur ce sujet et sur Thérèse de Lisieux.

J’ai bien aimé les premiers chapitres, ils parlent du « pourquoi » et « comment » prier. A partir de la demande explicite du Christ en Mt 6,6 : « Toi, pour prier retire toi dans le secret de ta chambre… », il décline les obstacles pouvant intervenir. (je n’ai pas le temps, c’est trop difficile, je ne sais pas faire silence…p 47)

Son langage est simple et accessible et il cite de nombreux témoignages très éclairant (p 28,29)

Certains chapitres m’ont beaucoup parlé : « Prier devant une icône » (chap. 4). Cela m’a rassuré quant à mon besoin d’avoir une image pour prier (n’aie pas peur laisse-toi regarder par le Christ) p 81. Une icône c’est toujours un visage qui nous regarde.

« Prier au cœur du monde » chap. 7 Contempler la nature, ruminer un verset biblique, prier pour des gens qui nous entourent (p 145 Mon automobile)

D’autres chapitres étaient moins évidents pour moi.

Chapitre 5 « Prier avec les psaumes ». Cependant qu’ils soient de supplications ou de louanges, on retrouve souvent ces paroles dans des cantiques. Ça m’a fait comprendre que chanter est un bon moyen de prier d’ailleurs j’ai lu quelque part que « chanter c’est prier deux fois »

Chapitre 8 : « Prier pour tous les hommes » La notion de « communion des saints » reste un mystère pour moi surtout quand il dit qu’une prière peut obtenir des grâces à des personnes inconnues…

Le chapitre sur Marie n’est pas évident non plus. Je n’ai retenu que la notion de son sourire, je suis assez hermétique au reste.

Au final je recommande ce livre qui est très abordable et où chacun peut trouver de quoi enrichir sa façon de prier (215)

Le Notre père

Carlo Maria Martini

Les paroles du Notre Père signifient notre expérience personnelle de fils de Dieu. Chaque fois que je prononce le nom de Père, je m’entends dire : mon fils. Mon invocation est la réponse à la parole de filiation que Dieu proclame sur moi, sur chacun de nous. Nous pouvons alors mesurer la sensation extraordinaire que peut susciter en nous le fait de prononcer le nom de Père avec foi. La sensation d’être compris totalement : Dieu sait ce dont nous avons besoin. La sensation de compter à ses yeux, comme comptait le fils prodigue lorsque, rentrant à la maison, il fut accueilli dans les bras de son père. Si Dieu permet à chacun de nous de l’appeler Père, c’est que nous avons une grande valeur pour lui. Mais aussi la sensation de ne pas être abandonnés aux jours d’épreuve, mais d’être soutenus et accompagnés. Enfin, la sensation de pouvoir se retourner contre Dieu avec audace : s’il est Père, c’est que nous sommes libres de lui parler avec franchise !

Notes d’une lectrice :  

Notre père: c’est l’esprit du Christ que nous recevons qui nous permet de dire ABBA = notre père ; exprime la relation intime entre JC et Dieu (notion familiale). Je suis son enfant, j’ai un prix à ses yeux. On pourrait rajouter le mot Père avant chaque évocation.

Qui es aux cieux : hauteur, transcendance, grandeur, inaccessibilité, lieu de la paternité de Dieu

Que ton nom soit sanctifié : loin du péché, consacré pour toute l’humanité, Dieu est au dessus de tout. Que le nom de Dieu ne soit pas profané

Que ton règne vienne: royaume, actions, fête, intériorité ;
= Jésus lui-même, présence de Jésus dans notre monde, dans nos vies
Le ciel vient sur terre, lien avec l’Eglise ;
Ne pas se faire du souci pour le lendemain
C’est vouloir participer au progrès de l’humanité

Règne: justice, paix, joie de l’E.S qui vient, travaille en nous

Que ta volonté soit faite : à travers nos mains, création qui ne soit pas soumise,
Etre co-créateur, faire sur terre comme Dieu fait au ciel ;
Salut des plus petits, annonce de l’Evangile
Par Dieu, par nous

Comme au ciel ; lieu où Dieu se révèle,  règne ;

Donne nous notre pain de ce jour : pain spirituel = foi espérance, don de l’E.S
Faim matérielle, différente de la faim de Dieu
Parole à accomplir, partage de l’amour
= nourriture quotidienne et Eucharistie

Comme nous pardonnons ; si je ne pardonne pas, je ne reçois pas le pardon de Dieu (Ma 6),
J. C nous donne le pouvoir de pardonner

Ne nous laisse pas succomber aux tentations: Dieu vient nous aider quand nous rencontrons l’épreuve.

Délivre nous du mal : emprisonné par nos tentations = mal immoral, méchanceté, cruauté du cœur ; souhait de l’arrivée du royaume de Dieu
Prière des malades de ceux qui sont pris par le mal, cri simple
Extérieur à nous : dans nos sociétés
Intérieur à nous : dans nos actions, nos pensées, perdre la foi, désespérer.
Donne nous la force de traverser les épreuves
Prière universelle

 Catherine

La prière

Alexis Carrel

Alexis Carrel est un médecin et chirurgien français. Né le 28 juin 1873 à Ste-Foy, près de Lyon, il décède à Paris le 5 novembre 1944. Il a travaillé quelque temps à Lourdes comme expert au Bureau Médical qui contrôlait sur place les guérisons des malades qui se disaient guéris dans ce lieu de pèlerinage marial.

Établi aux États-Unis, il travaille à l’Institut Rockefeller de New-York sur la suture des vaisseaux sanguins et la greffe des tissus et des organes, créant ainsi la chirurgie vasculaire tout en étudiant également la survie des cellules de tissus et des organes en dehors du corps. Ces travaux de pointe et très importants dans le domaine de la médecine lui valent, en 1912, le Prix Nobel de Médecine, une sorte de consécration de l’importance des découvertes menées à bien par ce récipiendaire. En 1915, il met au point la fameuse eau Dakin qui, empêchant l’infection des blessures, sauve la vie de plus d’un million de soldats durant la Première Guerre Mondiale.

Alexis Carrel est également un pionnier de la transplantation d’organes et crée, avec Charles Lindbergh, la circulation extracorporelle ouvrant la voie à la chirurgie thoracique et à celle de l’aorte. N’oublions pas qu’en 1910, il avait déjà réalisé le premier pontage cardiaque.

« Le calme engendré par la prière est une aide puissante à la thérapeutique »

Après avoir été expert au bureau médical de Lourdes où il étudiait les guérisons des malades venus en pèlerinage, Alexis Carrel, Prix Nobel de médecine en 1912, nous livre ses réflexions quant à l’utilité de la prière et souligne avec justesse son pouvoir. Le calme engendré par la prière, nous dit-il, est une aide puissante à la thérapeutique. Celle-ci y est en effet envisagée d’un point de vue médical et non d’un point de vue théologique, les propos de l’auteur s’adressant ici au plus grand nombre et ne se limitant pas au cercle des croyants. Car la prière, ou de façon plus générale la méditation, dans un monde qui n’a de cesse d’être une source permanente de stress, possède indubitablement des vertus bienfaisantes pour l’esprit et le corps.

Avis de lecteur :

Petit livre ancien de 30 pages, lu par curiosité… Que pouvait dire un médecin non-théologien de la prière ? Son étude de la prière est un résumé extrêmement bref d’une quantité innombrable d’observations recueillies au cours d’une longue carrière auprès des gens les plus divers. Avant tout, il s’est efforcé de rester sur le terrain solide de la réalité. C’est en homme de science qu’il aborde le sujet…

Je n’ai pas été déçue de cette lecture, me confirmant la dimension spirituelle de l’homme à ne surtout pas négliger.

Annik