Timothy Radcliffe
Comment être chrétien dans le monde tel qu’il va ? Comment comprendre, aujourd’hui, les apparents paradoxes éternels de la foi chrétienne ? Révolution des moeurs et des techniques, drames et injustices de la globalisation, vertiges de la postmodernité : que de thèmes habités par l’attente d’un message d’amour ! Timothy Radcliffe sillonne le monde pour enseigner et prêcher une parole résolument contemporaine, dans la fidélité à la vraie tradition de l’Église. À la lumière de l’actualité et de sa propre expérience, cette Église redevient un foyer de lumière et de chaleur.
Par son humour, son sens de la formule, son expérience personnelle, par sa confrontation perpétuelle avec le prochain, Radcliffe répond à nos craintes et nous offre ici un magnifique éloge de la liberté.
Dominicain, ancien Maître de l’Ordre des Prêcheurs, Timothy Radcliffe s’est fait connaître internationalement par ses prises de position courageuses et libres. Depuis Oxford où il réside, il voyage aux quatre coins du monde où l’on attend sa parole.
Commentaires de nos lecteurs :
Livre présenté à la rencontre Littéraire du 25/10/2025
Ch. Unité dans la diversité p.118/119
Dieu est le bien commun absolu et transcendant de tous les humains, le Christ est lui, le bien commun de l’humanité. Et pourtant beaucoup de chrétiens qui ne sont pas catholiques romains et même ceux qui le sont, semblent craindre qu’une Eglise mondialisée ne devienne facilement un rouleau compresseur pour niveler les différences .
Elle a été maintenue debout, pendant des siècles, par une structure de pouvoir centralisé en ayant été intolérante envers la dissidence.
Ch. Peut on être chrétien et libre ? p. 144/145
Dès le début, les chrétiens ne se sont pas comportés comme le demande l’Evangile comme Pierre qui nie avoir connu Jésus ;L’Eglise a toujours été une communauté de faibles et de pécheurs qui souvent échouent à mettre leur vie au niveau des valeurs du christianisme.
Il semble que Jésus semble s’être évertué à choisir des apôtres faibles et peu impressionnants ! C’est peut-être pour montrer que l’Eglise est le foyer des gens ordinaires et pas seulement des héros.
Des cardinaux ont prêché la liberté et pourtant ont agi de manière despotique et parfois scandaleuse dès l’origine de l’Eglise jusqu’à aujourd’hui.
Le père Radcliffe nous dit qu’il rougit quand il pense à la façon dont quelques théologiens ont osé inaugurer de nouvelles façons de voir et ont été maltraités et réduits au silence comme le français Yves Congar, exilé en Angleterre ; trait d’humour de sa part : obligé un français à manger de la nourriture anglaise, quelle pire pénitence !
Paradoxe de l’Eglise : prêcher un message qu’elle ne parvient pas à vivre correctement.
Ch. Faire une place à la conscience des laïcs aujourd’hui p. ; 192/193 /194
L’auteur fait référence à un écrit de Mgr Vesco (cardinal/archevêque de Bastia) sur l’indissolubilité du mariage : un mariage se termine avec la mort d’un des deux époux mais une relation d’amour peut elle aussi mourir ; le pacte d’amour peut-être irrémédiablement endommagé ; il existe une rupture qui s’apparente à la mort.
Construire à nouveau une relation d’amour peut être un triomphe de l’Espérance.
Un deuxième amour peut durer et avoir sa propre indissolubilité et est le signe que le nouveau couple n’a pas abandonné l’espoir d’une union qui exprime l’indissolubilité de l’amour que Dieu nous donne dans le Christ.
Catherine