Tu éclaires ma nuit

Grégoire Huyghues Beaufond

Deuil, maladie, chômage… et c’est le désespoir pour certains. Qui n’a jamais connu ces nuits de détresse profonde ? Quand rien ni personne, surtout pas Dieu, n’a plus de goût ni d’intérêt.

Quand tout élan soudain manque, quand même le désir de vivre s’est éteint, où trouver la force ? Où est la lumière ?

Nourri de la parole de Dieu et de celle des poètes contemporains, Grégoire L. Huyghues-Beaufond offre ici un texte magnifique pour traverser les épreuves de la vie.

Par la lecture priante de la Bible qui ne laisse personne sombrer et réconforte les âmes les plus meurtries, il témoigne du Dieu consolateur qui se fait proche et aide à traverser les obscurités.

Un accompagnement dans la prière.

Un encouragement fraternel pour ceux qui peinent.

Rencontre littéraire du 28 mars 2026. Conseillé par Annik

L’évangile naissance d’humanité

Paul Scolas

L’Évangile du Christ donne à ceux qui l’accueillent de naître en humanité. Et non seulement il offre de naître mais aussi de renaître au-delà de toutes les puissances de mort qui abîment nos vies. Pourtant, chez nous, cette parole chrétienne ne parle pratiquement plus. Aux yeux de beaucoup, elle est devenue comme une langue morte. Là est la crise la plus grave qui traverse l’Église. C’est pour contribuer modestement à rencontrer ce défi que ces pages sont écrites. Elles s’articulent autour de la nouveauté, toujours renouvelée, de la proposition chrétienne. Elles parcourent différents aspects de la foi sans en rien viser à en faire une présentation complète. Manifester qu’il s’agit là d’une parole de naissance, d’une parole faite chair qui est totalement don.

Une parole qui peut assumer et relever tout. Cette parole, c’est la personne du Christ Jésus. Ce n’est pas une doctrine, c’est encore moins un ensemble de valeurs morales. C’est la personne d’un crucifié reconnu comme le messie de Dieu. Car, au cœur de la foi des chrétiens, il y a la malédiction de la croix regardée pourtant comme livrant en silence la parole suprême de Dieu. A la croix, s’offre un passage à travers les puissances de mort qui vicient nos vies. Le récit chrétien ne banalise jamais ces puissances. Elles secouent et ébranlent l’espérance. Le christianisme ne s’accommode pas d’une espérance illusoire. L’espérance qu’il propose donne d’espérer contre toute espérance. Cette espérance qui ne se berce pas d’illusion, ouvre sur l’offre de devenir vraiment sujet, de pouvoir dire je. C’est là le grand trésor que nous propose la foi chrétienne : pouvoir devenir un sujet qui dit je alors même qu’il reçoit tout. Tout ceci se joue dans l’accueil d’un don, d’une grâce qui nous donne nous-même à nous-même. Tout se joue donc dans l’humilité, celle de Dieu et celle de ceux et celles qu’il élève. Dans ce regard de Dieu qui appelle, peut naître une confiance qui fait tellement défaut de nos jours. C’est elle qui permet de se tenir debout, de naître et de renaître.

Avis de lecteur :

Ce livre « Evangile, naissance d’humanité » écrit par Paul Scolas un prêtre de 75 ans, docteur en théologie de l’Université Catholique de Louvain se lit facilement pour qui aime la Parole de Dieu… qui parle à notre monde aujourd’hui…

J’aurai de nombreux passages à citer et du haut de mes 78 ans j’ai été touchée par : « Et voilà que je retrouve après 75 ans de vie et cinquante ans de ministère de prêtre cette phrase de Saint Augustin : « Cherchons donc comme ceux qui doivent trouver et trouvons comme ceux qui doivent chercher encore ; car il est dit : l’homme qui est arrivé au terme ne fait que commencer (Si 18,6) »

C’est qu’il s’agit d’accueillir la force du commencement, non seulement chaque jour, mais surtout quand se profile le vieillissement, le vieillissement du monde, le vieillissement de l’Eglise. Si la parole de la Genèse ne peut plus rien créer, c’est qu’elle n’a jamais été vraiment créatrice.

Cette parole ouvre un chemin de lumière au sein même des ténèbres et du chaos. Là est le vrai commencement, lorsque la Parole en laquelle tout s’inaugure adopte et prend sur elle la fragilité de notre chair. Que nous soyons des êtres de chair n’est en rien une malédiction. C’est une heureuse fragilité. La chair dans sa beauté fragile n’est-elle pas à la fois le lieu de nos plus grandes joies et de nos plus intenses souffrances ? La parole créatrice n’est pas prononcée au-dessus de la chair, elle prend chair. Et c’est l’itinéraire de Jésus de Nazareth, cet homme qui marche avec nous, même et peut-être surtout quand nos chemins vont vers la mort. Et là, il ouvre une voie de vie. »

Le résumé de la présentation étant si complet que je n’en dirais pas plus… commencer le Carême en dévorant ce livre ne fut pas une pénitence, au contraire.

Annik

Le Fou de dieu au bout du monde

Javier Cercas

Je suis athée. Je suis anticlérical. Je suis un laïc militant, un rationaliste obstiné, un impie rigoureux. Et pourtant je me trouve ici, dans un avion à destination de la Mongolie en compagnie du vieux vicaire du Christ sur la terre, m’apprêtant à l’interroger sur la résurrection de la chair et la vie éternelle. C’est pourquoi je suis monté dans cet avion : pour demander au pape François si ma mère verrait mon père après sa mort, et pour transmettre sa réponse à ma mère. Voilà donc un fou sans Dieu poursuivant le fou de Dieu jusqu’au bout du monde.”
Pour la première fois, le Vatican ouvre ses portes à un écrivain et lui garantit l’entière liberté de ses propos. À travers ce voyage aussi fascinant que décapant dans les périphéries – fussent-elles géographiques, narratives ou existentielles -, ce roman sans fiction est, à la vérité, un incroyable “page-turner” sur le plus grand mystère de l’histoire de l’humanité.

Avis de lecteur (Présenté à la rencontre littéraire du 29/11/2025).

Attirée par le thème du livre et surtout par la rencontre d’un écrivain athée avec le pape François j’achète ce livre et surtout le lis avec enthousiasme... Cet écrivain athée écrivait sur l’Eglise du pape François et il m’a rendu fière de ce qu’il découvrait... 
Découverte du pape François avec les yeux de l’auteur et vu ce qu’il dit de lui je sais que la description ne serait pas complaisante...  Loin d’une hagiographie l’auteur essaie d’analyser avec lucidité ce que les « vaticanistes » disent de lui. François était un pape que j’appréciais, l’auteur du livre me fait comprendre pourquoi... 
La question posée au pape durant le voyage aura une réponse et Javier Cercas ne dévoilera ce qu’il a entendu à ceux qui l’interrogent qu’en leur disant que le pape est un vrai pasteur et d’attendre la parution du livre pour le savoir... je me suis obligée à ne surtout pas lire la fin de ce roman...avant l’heure. Je n’ai pas été déçue
Avec l’auteur je fais le voyage jusqu’en Mongolie et découvre avec ses yeux le plus grand mystère de l’histoire de l’humanité. Ce qu’il m’a donné à voir et à découvrir contribue à restaurer la crédibilité de la foi et à soigner l’image de l’Eglise sans complaisance.
Un appel à la mission vers les périphéries et c’est avec une certaine nostalgie que j’ai accepté que mon livre passe en d’autres mains ayant un grand désir de le relire certaine que cet auteur m’invitait à approfondir tout cela... 

Hâte d’entendre d’autres avis donc ce livre doit circuler

Annik

Aux racines de la liberté

Timothy Radcliffe

Comment être chrétien dans le monde tel qu’il va ? Comment comprendre, aujourd’hui, les apparents paradoxes éternels de la foi chrétienne ? Révolution des moeurs et des techniques, drames et injustices de la globalisation, vertiges de la postmodernité : que de thèmes habités par l’attente d’un message d’amour ! Timothy Radcliffe sillonne le monde pour enseigner et prêcher une parole résolument contemporaine, dans la fidélité à la vraie tradition de l’Église. À la lumière de l’actualité et de sa propre expérience, cette Église redevient un foyer de lumière et de chaleur.

Par son humour, son sens de la formule, son expérience personnelle, par sa confrontation perpétuelle avec le prochain, Radcliffe répond à nos craintes et nous offre ici un magnifique éloge de la liberté.

Dominicain, ancien Maître de l’Ordre des Prêcheurs, Timothy Radcliffe s’est fait connaître internationalement par ses prises de position courageuses et libres. Depuis Oxford où il réside, il voyage aux quatre coins du monde où l’on attend sa parole.

Commentaires de nos lecteurs :

Livre présenté à la rencontre Littéraire du 25/10/2025

Ch. Unité dans la diversité p.118/119

Dieu est le bien commun absolu et transcendant de tous les humains, le Christ est lui, le bien commun de l’humanité. Et pourtant beaucoup de chrétiens qui ne sont pas catholiques romains et même ceux qui le sont, semblent craindre qu’une Eglise mondialisée ne devienne facilement un rouleau compresseur pour niveler les différences .

Elle a été maintenue debout, pendant des siècles, par une structure de pouvoir centralisé en ayant été intolérante envers la dissidence.

Ch. Peut on être chrétien et libre ? p. 144/145

Dès le début, les chrétiens ne se sont pas comportés comme le demande l’Evangile comme Pierre qui nie avoir connu Jésus ;L’Eglise a toujours été une communauté de faibles et de pécheurs qui souvent échouent à mettre leur vie au niveau des valeurs du christianisme.

Il semble que Jésus semble s’être évertué à choisir des apôtres faibles et peu impressionnants ! C’est peut-être pour montrer que l’Eglise est le foyer des gens ordinaires et pas seulement des héros.

Des cardinaux ont prêché la liberté et pourtant ont agi de manière despotique et parfois scandaleuse dès l’origine de l’Eglise jusqu’à aujourd’hui.

Le père Radcliffe nous dit qu’il rougit quand il pense à la façon dont quelques théologiens ont osé inaugurer de nouvelles façons de voir et ont été maltraités et réduits au silence comme le français Yves Congar, exilé en Angleterre ; trait d’humour de sa part : obligé un français à manger de la nourriture anglaise, quelle pire pénitence !

Paradoxe de l’Eglise : prêcher un message qu’elle ne parvient pas à vivre correctement.

Ch. Faire une place à la conscience des laïcs aujourd’hui p. ; 192/193 /194

L’auteur fait référence à un écrit de Mgr Vesco (cardinal/archevêque de Bastia) sur l’indissolubilité du mariage : un mariage se termine avec la mort d’un des deux époux mais une relation d’amour peut elle aussi mourir ; le pacte d’amour peut-être irrémédiablement endommagé ; il existe une rupture qui s’apparente à la mort.

Construire à nouveau une relation d’amour peut être un triomphe de l’Espérance.

Un deuxième amour peut durer et avoir sa propre indissolubilité et est le signe que le nouveau couple n’a pas abandonné l’espoir d’une union qui exprime l’indissolubilité de l’amour que Dieu nous donne dans le Christ.

Catherine

Le combat spirituel

Joël Guibert

Que sert à l’homme de gagner l’univers, s’il vient à perdre son âme ? Or, pour aimer en vérité, pour obtenir un tel trésor, pour entrer dans la paix du cœur… il faut se préparer à la guerre. La sagesse bimillénaire de l’Église nous a toujours enseigné que nous pouvons sortir de la spirale infernale du péché et de cette inertie qui nous paralyse. L’illusion serait de croire que nous y arriverons sans combat, sans obstacles, sans engager notre vie au quotidien.

« Ne cherche pas à tuer l’iniquité comme si elle était en dehors de toi. Regarde en toi-même, vois quelle est la puissance qui combat… » Saint Augustin, En. In Psalm. 63,9

Avec un ouvrage clair, constructif et enthousiasmant, le père Joël Guibert nous entraîne à sa suite pour découvrir les étapes indispensables et les moyens de cette croissance intérieure.

Le père Joël Guibert, prêtre du diocèse de Nantes, exerce sa mission entre l’écriture de livres de spiritualité et la prédication de retraites destinées à tout public. Il est l’auteur, entre autres, de Renaître d’en haut, L’art d’être libre, Contempler l’au-delà, Léonie.

Commentaire

Deuxième livre sur le combat spirituel que je lis par l’auteur d’un livre que j’avais bien aimé « Le secret de la sérénité, la confiance en Dieu avec François de Sales ».

Douze chapitres clairs qui décapent mais donnent envie de s’y mettre…car ce combat n’est pas le nôtre mais celui de Dieu. Et je retrouve la grâce, la tactique du diable, la tentation avec la demande du notre Père., dire oui à la vie, un nouveau mot la « philautie », l’ascèse, … J’avoue qu’il y a quelques mois je n’aurai jamais lu un tel livre et pourtant cette idée de combat me plaisait bien surtout quand nous est promis la paix intérieure…

L’archange Saint Michel terrassant le dragon, la sagesse bimillénaire de l’Église a certainement un message à nous adresser…

Livre à relire car le message n’est pas dans l’air du temps… Je crois personnellement avoir compris le rôle des anges, de la Vierge Marie, des Saints… tout arrive.

Annik

Nous irons tous au paradis

Marie Balmery et Daniel Margueriat

C’est un fait : le Jugement dernier n’est plus à la mode, et personne n’ira regretter le terrorisme sacré de jadis, sur lequel les Églises ont longtemps assis leur pouvoir clérical. Mais après ces siècles de culpabilisation morbide et de peur de l’Enfer, faut-il pour autant rejeter l’idée d’une rétribution des actes de chacun ? Si le Dieu Juge-d’antan est bien mort, en avons-nous vraiment fini avec la question du Mal et de la responsabilité ? Tout, dans notre société sécularisée, jusque dans nos mythes modernes et nos séries policières, nous montre au contraire que cette énigme nous obsède.

La psychanalyste Marie Balmary et le théologien Daniel Marguerat reprennent ici cette question à sa racine : celle des textes bibliques qui demeurent terriblement sévères en apparence – même ceux de l’Évangile. Or, à travers leur lecture en dialogue, une tout autre interprétation se fait jour, qui nous appelle à une vision de l’homme et de son avenir libérée de la peur. L’audace de ce livre à quatre mains nous fait découvrir une dimension insoupçonnée des Écritures.

Avis des lecteurs :

La terreur de l’enfer est dépassée :

Dieu est amour mais il y aura sans doute une étape à franchir de l’ordre du jugement. Avons nous fondé notre vie sur l’écoute des paroles de Jésus et la mise en pratique de ses paroles. Ce sera un moment où tombent les masques. Jugement personnel et jugement du monde. Ce sera un dévoilement, une surprise, une révélation.

Ne jugeons pas les autres : il y a en chacun de nous une part à laquelle seul Dieu peut accéder. Nous ne détenons pas l’absolue vérité.

Question qui nous sera posée : avons nous été assez humains ? (compassion. aide. pardon) : Différence entre l’injonction : ordres, les docteurs de la loi juive et l’exhortation qui fait grandir (Jésus) : confiance en notre capacité.

Le verbe « croire » devrait être traduit « avoir confiance ». Dieu est celui qui croit en mois bien plus que je ne le croirai moi même. Jésus, pour les guérisons, déclare « ta foi, t’a sauvé »

La honte devant Dieu est le sentiment de ne pas avoir été juste, « ajusté à la situation ». La compassion pour les autres fait face à l’immensité des demandes : sentiment d’insuffisance. Dieu est un juge avocat. Dieu connaît, Dieu comprend.

Reine