Vie de Bernadette le livre du centenaire

On voit vivre Bernadette, on la suit, on l’entend parler, de sa naissance à sa mort : mille traits pris sur le vif et souvent inconnus.

Encore un livre sur Lourdes me direz vous ?. Mais celui est particulier car il a été écrit à l’occasion de l’anniversaire des 100 ans de Bernadette. « Ce qu’on écrira de plus simple sera le meilleur. A force de vouloir fleurir les choses, on les dénature » constatait Sainte Bernadette. Ce livre se lit facilement. Il est très documenté. Malgré la formation en lettres de l’auteur, l’abbé René Laurentin, l’écriture reste simple, accessible, chaleureuse et avec une densité spirituelle comme le constate Monseigneur Donze l’évêque de Tarbes.

Quelques extraits :

Comment cette bergère « s’en est tirée, sans perdre son calme, son équilibre ou sa raison . ? C’est là un des aspects les plus étonnants du phénomène Bernadette. Elle répond sans recette, ni calcul, sans peur, ni complaisance, en termes directs et toujours au plus court ».

Note du sculpteur de la statue de la vierge : « Bernadette s”est levée avec une grande simplicité, elle a joint les mains et levé les yeux au ciel. Je n’ai jamais rien vu de plus beau…. L’inspiration est née en cet instant.

A Nevers, au chevet des malades à l’infirmerie, Bernadette donne des conseils à la jeune soeur Julie

«Quand on soigne un malade, il faut se retirer avant de recevoir un remerciement, on est suffisamment récompensé par l’honneur de lui donner les soins «

Bernadette est venue à Nevers pour « se cacher » , mais c’était chose bien difficile « On ne cache pas une ville bâtie sur une montagne dit l’Evangile (Mt 5,14). La ville de Lourdes au milieu des Pyrénées, révèle que « la vérité est plus belle que les mythes ».

Virginie

Augustin avec nous

de Père Emmanuel-Marie, Père Michel, Nicolas Diat

« Augustin est un jeune homme d’une très vive sensibilité, riche d’un tempérament intensément chaleureux. Il se sait doté d’une intelligence hors du commun, d’une mémoire prodigieuse, capable de retenir et d’organiser une masse considérable de connaissances. Il est attiré par la beauté, la lumière, et tout ce qui exalte les sens et l’esprit. Sa personnalité est à la fois hypersensible, cordiale, généreuse, marquée d’un grand sens de l’amitié. Il a le goût d’entraîner les autres. Dans les Confessions, on le voit au centre de petits cercles d’amis qu’il fascine et entraîne, souvent dans la faute. Il a le sens de l’autorité, ce qu’on appellerait aujourd’hui une forme de charisme. »
Père Emmanuel-Marie

« Et c’est sans doute ce qui le rend si proche de nous. Nous vivons pareillement dans un monde brillant et fragile, saturé de paroles et de contradictions. Augustin n’est pas un sage retiré dans le calme d’une colline grecque mais un homme traversé par le tumulte, blessé, passionné, inquiet ; il a connu la chute, l’orgueil, l’amour, la déception, et un jour, au coeur de ce désordre, a entendu la voix de Dieu. Ses Confessions ont parfois le ton des confidences entre frères d’armes qui lèvent un instant le voile de pudeur et d’orgueil sur leurs coeurs blessés pour révéler la vérité de leur âme. Avant d’être un docteur de l’Église, il est un homme vivant. Ainsi, il nous parle encore. »
Père Michel

« Augustin regarde le monde tel qu’il est : mêlé, fragile, traversé par des amours contraires. Il refuse de sacraliser les puissances terrestres, mais il ne méprise rien de ce qui est humain. Il apprend à user du monde sans s’y perdre, à aimer la paix sans en faire une idole, à recueillir la beauté dispersée dans les choses pour la rapporter à sa source. Sa pensée ouvre ainsi un espace où la foi ne détruit pas la culture, mais la purifie ; où la raison ne se ferme pas devant le mystère, mais s’incline devant lui avec confiance.»
Nicolas Diat

Présenté par Annik, rencontre Calis du 25 avril 2025.