Le livre est nous
Rencontre Calis du 28 mars 2026
Le livre et nous
“Le lecteur est penché sur un texte qui le regarde et il se laisse regarder par les phrases silencieuses. Elles ne s’impriment pas en lui, elles le pétrissent, elles se font l’âme de ses instants. Le sentier de l’âme s’ensoleille d’un soleil à la fois étranger et natif. Le lecteur est à la fois dépossédé de soi et fasciné par son rôle. Il devient sa lecture et la respiration même du texte. C’est ce qui avait mis en marche l’écriture qui est maintenant la mémoire du lecteur et le meut (…).
J. Grosjean « Lecteur » dans Cantilènes.
Quelques échanges de nos lecteurs…
Pourquoi tu pleures tout le temps ? Le poids de la solitude. Mais certaines personnes viennent te voir ? Le pire c’est que je ne m’en souviens pas. (Témoignage lors d’une visite dans une maison de retraite).
Même tout seul dans sa chambre, tout seul dans la nuit aucun lecteur n’est solitaire.
« Tu ne supportes pas les miracles ? Si à condition qu’ils suivent les lois de la nature ! »
Notre intérieur n’est pas un grenier (…) c’est quelque chose comme un jardin où une forêt. Le jardin de notre cœur est à déchiffrer et féconder par la parole. Nouvelles essences à découvrir, inventorier, pour savoir de quel bois nous sommes faits, pistes à tracer, refuges à bâtir, clairières à dégager. Dans la lumière d’un matin de Pâques Madeleine croit voir un jardinier. Bien sûr, elle fait erreur, car c’est Jésus, bien sûr elle a raison car notre cœur est son jardin, par lui « tout irrigué » (Jérémie 31, 12).
« Certains livres m’agacent en cherchant des explications. Ce qui compte c’est le message de Jésus, ne croyez vous pas ? »
De la tolérance
« Chacun à sa légende » note une lectrice.
De la joie
« Pour animer, donner du souffle, de l’âme. »
De la paix
« Moi je pense à mon ange gardien mais il est un peu haut en ce moment car il voit les misères du monde, mais lorsque j’aperçois les chapelles éclairées sur les montagnes il me rappelle à lui »
De l’amour
« J’espère que l’amour nous liera car lorsque je monterai au ciel, j’aimerai pouvoir croiser mes amis d’autres religions ».
De l’espérance
« Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants » Jean D’ormesson
Hommage à Jean-Pierre
Bon chemin vers Pâques.
L’équipe Calis
