Gianmaria Polidoro

La vie de ce saint écrite dans un style simple et vivant. Fidèle aux sources historiques, l’auteur en donne un portrait en éliminant tout développement légendaire.
Présenté à la rencontre littéraire du 27 juin 2026
« A mon avis François a retrouvé la clef perdu des problèmes qui tourmentent le monde et il est persuadé qu’elle conduit à une meilleure réalisation d’une vie sociale dans la joie. L’éternel problème de la recherche d’un langage clair qui permette d’expliquer aux autres comme à soi même le bouillonnement des intuitions intérieures avec comme point de départ l’évangile. »
- Avec François, les pauvres devraient avoir une concurrence imprévue ! Mais il disait que c’était la pauvreté volontaire qui ne pèse pas.
- Les frères prêchaient et enseignaient la conversion et la louange, la pauvreté et l’obéissance, la simplicité et l’amour de Dieu en Italie et au delà en direction des quatre vents.
- François avait besoin de communiquer ce que le seigneur lui a fait comprendre.
- A Rome les cardinaux trouvaient ce petit groupe enthousiaste. Le pape, c’est de son ressort de faire avancer la barque et s’il avait un bon rameur de plus c’est toujours ça de gagner. Un homme sage qui conçoit la vie de façon spontané. La proposition de ce petit homme d’Assise renfermait quelque chose de mystérieux qui donnait à réfléchir. Le pape souhaitait cependant que des règles soient instaurées.
« Très cher fils, votre vie paraît très dure et difficile, nous croyons que votre ferveur est si grande qu’il n’y a pas lieu de douter de vous mais nous devons penser à ceux qui suivront afin que cette vie ne leur paraisse pas trop pénible (trois compagnons) ».
Trouver une règle de vie. Accueillir les femmes avec Claire, cette fille qui voulait changer de vie et sortir de chez elle. Mais François a toujours trouvé des alternatives, il avait la notion de liberté.
Certes il y avait des moments d’incertitude et le feu allumé donnait parfois plus de fumée que de chaleur mais Saint François avait le soutien des papes, il ne se sentait pas seul devant l’incertitude de l’avenir.
«Un homme grimpe sur une montagne et peine dans cette ascension et puis il regarde ce panorama spectaculaire et l’horizon qui s’agrandit au fur et à mesure qu’il monte comment fait il pour ne pas louer le seigneur même si ses mains sont ensanglantées et que son épuisement est au maximum. Je crois que si nous voulons comprendre ce moment particulier où de la douleur naît la joie, nous devons penser à un homme qui escalade une paroi rocheuse l’exemple du grimpeur, celui qui dangereusement s’attache à une corde au dessus de l’abîme ouvert sous ses pieds qui lutte et qui souffre dans la tempête, le froid, l’obscurité de la nuit et toujours la solitude pour avancer d’un mètre et encore un mètre, ses mains sont douloureuses tout le corps est tendu et peine, tandis que son cœur éclate parce qu’il sait d’où il vient et qu’il sait aussi qu’il va à la conquête du sommet de la montagne »
- Proche de la mort, François avait demandé de la musique. Il y a des gens qui n’arrivent pas à concevoir le christianisme comme une religion du sourire et de la joie
La vraie mission de François, ce n’es pas de rêver de fraternité mais d’accepter de vivre avec ses frères avec tous ses frères non seulement avec les justes mais avec les bien portant mais aussi avec les boiteux et le estropiés et au milieu tous il s’agit de témoigner de l’infini patience de Dieu, de son inépuisable pardon, et de sa grâce car tel est vraiment le cœur de celui qui rend témoignage de la lumière de l’évangile qui brille dans l’ombre du monde.
Un très beau livre qui se lit comme un roman.
Virginie