Marie Balmery et Daniel Margueriat

C’est un fait : le Jugement dernier n’est plus à la mode, et personne n’ira regretter le terrorisme sacré de jadis, sur lequel les Églises ont longtemps assis leur pouvoir clérical. Mais après ces siècles de culpabilisation morbide et de peur de l’Enfer, faut-il pour autant rejeter l’idée d’une rétribution des actes de chacun ? Si le Dieu Juge-d’antan est bien mort, en avons-nous vraiment fini avec la question du Mal et de la responsabilité ? Tout, dans notre société sécularisée, jusque dans nos mythes modernes et nos séries policières, nous montre au contraire que cette énigme nous obsède.
La psychanalyste Marie Balmary et le théologien Daniel Marguerat reprennent ici cette question à sa racine : celle des textes bibliques qui demeurent terriblement sévères en apparence – même ceux de l’Évangile. Or, à travers leur lecture en dialogue, une tout autre interprétation se fait jour, qui nous appelle à une vision de l’homme et de son avenir libérée de la peur. L’audace de ce livre à quatre mains nous fait découvrir une dimension insoupçonnée des Écritures.
Avis des lecteurs :
La terreur de l’enfer est dépassée :
Dieu est amour mais il y aura sans doute une étape à franchir de l’ordre du jugement. Avons nous fondé notre vie sur l’écoute des paroles de Jésus et la mise en pratique de ses paroles. Ce sera un moment où tombent les masques. Jugement personnel et jugement du monde. Ce sera un dévoilement, une surprise, une révélation.
Ne jugeons pas les autres : il y a en chacun de nous une part à laquelle seul Dieu peut accéder. Nous ne détenons pas l’absolue vérité.
Question qui nous sera posée : avons nous été assez humains ? (compassion. aide. pardon) : Différence entre l’injonction : ordres, les docteurs de la loi juive et l’exhortation qui fait grandir (Jésus) : confiance en notre capacité.
Le verbe « croire » devrait être traduit « avoir confiance ». Dieu est celui qui croit en mois bien plus que je ne le croirai moi même. Jésus, pour les guérisons, déclare « ta foi, t’a sauvé »
La honte devant Dieu est le sentiment de ne pas avoir été juste, « ajusté à la situation ». La compassion pour les autres fait face à l’immensité des demandes : sentiment d’insuffisance. Dieu est un juge avocat. Dieu connaît, Dieu comprend.
Reine