Les confessions de Saint Augustin

Écrite par saint Augustin d’Hippone (354-430), ce texte autobiographique raconte sa jeunesse débauchée et sa conversion au christianisme. L’auteur y confesse ses fautes et proclame la gloire de Dieu. Il décrit l’itinéraire spirituel et intellectuel qui l’a conduit à rencontrer Dieu, cette “Beauté si ancienne et si nouvelle” qui était au-dedans de lui, et qu’il a si longtemps cherchée au dehors.

Introduit et présenté par Stéphane Ratti, un spécialiste des écrits de saint Augustin, ce texte pourra nourrir et accompagner toute personne en quête de Dieu.

La traduction du texte est celle établie par Pierre de Labriolle.

Les Confessions de St Augustin

Il fallait bien le temps des vacances et du courage pour m’attaquer à cette œuvre géniale et engageante.

Augustin rédige la première autobiographie à partir de l’introspection, c’est-à-dire l’art de porter sur soi un regard tourné vers l’intériorité. Mais l’analyse pointue de ses mouvements intérieurs, de ses choix, de ses faiblesses, de ses réussites, sont au service de la prière. En effet, tout le discours est tourné vers Dieu, parfois dans la louange et parfois dans la supplication.

L’œuvre se compose de trois parties : l’itinéraire spirituel d’Augustin, un traité philosophique sur le temps, et une analyse exégétique des tous premiers versets du livre de la Genèse.

C’est une excellente nourriture spirituelle, mais cela demande un peu de patience pour entrer dans cet univers. La version en français contemporain de Pierre de Labriolle m’a bien aidé.

P. Mario

Voici un extrait :

« L’orgueil se donne les airs de l’élévation d’âme, mais vous seul, mon Dieu, êtes élevé au-dessus de tous les êtres.

Et l’ambition, que cherche-t-elle ? Les honneurs, la gloire, alors qu’à vous seul parmi tous appartient honneur et gloire pour l’éternité. La rigueur des puissants veut se faire craindre, mais que faut-il craindre, que vous seul, ô Dieu ? Quand, où, jusqu’où, par qui, peut-on arracher ou soustraire quelque chose à votre puissance ? Les libertins veulent se faire aimer par des caresses ; mais rien n’est plus caressant que votre tendresse, il n’est point d’amour plus salubre que celui de votre Vérité, belle et lumineuse entre toutes. La curiosité affecte les apparences du zèle scientifique, mais vous, vous savez tout intégralement. L’ignorance même et la sottise se couvrent du nom de simplicité et d’innocence ; mais y a-t-il rien de plus simple que vous ? Et quoi de plus innocent que vous, puisque ce sont leurs propres œuvres qui nuisent aux pécheurs ? La paresse feint de ne chercher que du repos : mais quel repos assuré ailleurs que dans le Seigneur ? Le luxe veut être appelé rassasiement et abondance ; mais c’est vous qui êtes plénitude et source inépuisable d’incorruptibles délices. La prodigalité usurpe les formes de la libéralité : c’est vous qui êtes le dispensateur très opulent de tous les biens. L’avarice veut posséder beaucoup : vous, vous possédez tout (…) »

St-Augustin – Les Confessions – Livre 2.VI.13

Leave a Comment