Du fanatisme (Quand la religion est malade)

Adrien Candiard

Quand l’un des grands auteurs spirituels d’aujourd’hui s’empare du scandale religieux majeur de notre temps, en sort un livre libérateur. Contre la croyance qui conduit au fanatisme, Adrien Candiard fait appel à la foi qui éclaire la raison. Une brillantissime et salutaire démonstration. Un ouvrage antidote à prescrire sans modération.
Auteur spirituel aux dizaines de milliers de lecteurs, Adrien Candiard interroge ici le choc entre les cultures en nous montrant pourquoi et comment nous ne comprenons rien à l’islam.

Le frère dominicain qui vit au Caire, au carrefour des mondes et des civilisations, revient sur le grand scandale religieux de notre temps. Quel Dieu invoquent les fanatiques qui excommunient, persécutent et tuent en son nom ? Que dit de nous, de notre planète, de notre avenir, une telle trahison ? Et, surtout, comment une foi peut-elle être vécue avec passion sans tourner à l’exclusion ?

Une plaidoirie pour la foi qui émancipe contre la croyance qui enchaîne.
Un maître-ouvrage qui s’adresse de manière libératrice à tout un chacun.
Un manifeste, à l’heure de toutes les exacerbations, pour la réconciliation.

Avis d’un lecteur

« Qui es-tu toi qui remplit mon cœur de ton Absence ?

Ce livre est un court essai du frère dominicain Adrien Candiard. Etabli au Caire et spécialiste de théologie musulmane, l’auteur réussit la prouesse de traiter des questions complexes et brûlantes d’actualité avec un regard neuf sans concession ni excès.

À la suite de l’assassinat d’un épicier pakistanais de Glasgow dont le seul tort était d’avoir mis un message : « Joyeuses Pâques à mes chers concitoyens chrétiens », l’auteur écrit cet essai sur une approche théologique du fanatisme.

« L’existence de ce comportement fanatique est pour moi une souffrance et une question. S’approcher de Dieu et l’adorer ne devrait-il pas nous rendre meilleur ? Comment comprendre que cela puisse conduire au contraire à la rigidité, à l’exclusion et parfois à la violence ? Je n’ai pas le réconfort de penser que cela concerne seulement d’autres religions que la mienne : s’il est certain que l’islam traverse une crise historique où la violence joue un rôle terrible, je connais trop l’histoire de ma propre église pour prétendre que ses membres sont par nature à l’abri du fanatisme, tout comme je sais que le fanatisme contemporain peut connaître des formes heureusement moins violentes que la folie des poseurs de bombes. Quel peut être le sens religieux d’un résultat si catastrophique de la croyance religieuse ? » page 19

Pourquoi ai-je lu ce livre ? Ayant côtoyée quand j’étais enseignante dans une école catholique, des élèves musulmans je me suis posée pleins de questions face à nos réactions et comportements de « bons cathos », au sein de l’église catholique je me suis dit que là aussi nous pouvions nous comporter avec fanatisme vis-à-vis des autres religions, des autres chrétiens, du monde athée … Bref le fanatisme peut-il me concerner ? Et comment m’en préserver ?

Des idéologies profanes (le progrès, l’histoire, la classe, la planète), religieuses se rejoignent dans leur fanatisme qui a la même origine, l’absence de Dieu qu’on a voulu remplacer par autre chose. Dieu seul est Dieu.

Et plus je lisais ce livre plus je me disais que c’est à moi que s’adresse ce message, seul Dieu est Dieu. C’est à sa propre conversion que s’adresse l’auteur, d’où la mienne aussi. L’auteur nous donne de multiples pistes d’exemple de notre idolâtrie cachée…pages 72 et 73.

L’auteur nous propose trois remèdes pour lutter contre la maladie de la religion, la prière, la théologie et le dialogue inter religieux…

Un livre que je recommande à tous ceux qui ne voient que le fanatisme chez les autres, un beau message d’humilité et de fraternité.

« On peut bien m’accuser de prêcher : c’est mon état et ma vocation et je n’y trouve pas grand-chose à contester. Mais je ne laisserai pas dire, en revanche, que c’est là une position confortable. Ce qui est confortable c’est de savoir tout d’avance ; c’est d’éviter les courants d’air en se calfeutrant dans d’hermétiques certitudes ; c’est de hurler avec les loups, de se tenir chaud au sein d’une identité, qu’elle qu’elle soit et de s’en émerveiller jusqu’à l’écœurement. Aimer Dieu, en revanche, c’est une drôle d’aventure, que nous sommes pourtant des millions à chercher à vivre.

Avoir foi en Dieu est profondément malcommode, parce que c’est accepter de confier sa vie entière à Quelqu’un qu’on ne voit pas et qui ne se laisse jamais enfermer dans nos images rassurantes et infiniment réductrices. C’est accepter qu’il veuille nous laisser, plutôt qu’un sentiment de plénitude satisfaite, suffisante, simplement une place pour lui : une béance en nous, si inconfortable que nous nous empressons de la combler dès que l’occasion se présente. » p 85,86

                                                                                                                Annik

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