Gilles Legardinier

Qui n’a jamais perdu foi en l’existence ? Qui n’a jamais été épuisé – voire écœuré – au point de douter de la valeur même de la vie ? Lily en est là. Une rupture, beaucoup de désillusions… mais ce n’est pas cette part de son histoire qui nous intéresse. Grâce à Mère-Grand et au Petit Poucet, Lily va découvrir un autre chemin. Loin d’un conte de fées, c’est une renaissance, aux antipodes des faux-semblants et des égoïsmes. Les Heureux Hasards vont la conduire jusqu’à la face cachée du monde tel qu’on ne le montre jamais.
Avis de lecteur :
Rencontre littéraire du 30 mai 2026
- Quelle relation peut-on établir entre trois chiens et un chat ?
- Qu’est-ce qui va transformer la vie de Lily, une intérimaire en ressources humaines, lors de sa visite à la fête foraine au point qu’elle souhaitera en faire une vocation ?
La compagnie des heureux hasardeux ? Ce titre illustre un souvenir d’enfance de l’auteur et les « heureux hasards » Il écrit :
« Au delà des grandes étapes programmées, ce sont souvent d’infimes anecdotes inattendues qui nous forgent, Une phrase à la volée, un regard échangé ou une circonstance à laquelle nous sommes particulièrement sensibles Ces éblouissements intimes brillent alors d’un éclat qui nous guidera tout au long du chemin. »
Ce livre diffuse de l’optimisme grâce à ses récits à la « Amélie Poulain ». J’ai beaucoup apprécié l’humour de Lily et ses répliques.
Extraits :
« A mesure que j’avance dans l’existence, une conviction se dessine. J’ai le sentiment que nous commençons tous notre parcours comme si nous étions des boîtes de puzzle renversées sur la table de la vie. Les pièces sont là, mais en tas et dans le désordre. Chaque jour, le jeu consiste à tenter d’assembler nos fragments pour leur trouver une cohérence. Cela exige beaucoup de temps, de patience, et pas mal d’essais avant que l’ensemble ait une chance de ressembler à quelque chose.
Il n’existe aucune méthode, chacun doit mettre la sienne au point. Certains débutent par un coin, d’autres par un détail ou une portion qui surgit avant les zones plus nuancées, mais c’est de toute façon un processus chaotique, souvent frustrant, qui ne deviendra moins hasardeux qu’avec l’âge et l’existence.
Combien de fois m’est il arrivé de me dire que j’avais la pièce en moi sans pour autant la trouver…Ce que nous serons au final demeure longtemps un grand mystère.
Ce roman a été proposée à la réunion du 31 janvier 2026 par Sylviane mais grâce à notre amitié, il m’avait été confié pour « consoler » un moment de réclusion au fond de mon lit pour soigner un état grippal… Ce samedi-là, j’en étais péniblement aux premières pages abrutie par un virus… « le hasard c’est Dieu incognito » me dit souvent Sylviane. Ce virus serait-il un heureux hasard ?
Que dire de ce roman ? Surtout ne rien raconter si ce n’est les émotions par lesquelles je suis passée, la confiance, la sérénité, la tendresse, l’espoir, la gratitude. Jamais il n’est question de Dieu et pourtant s’il n’est pas là où est-il ?
Je ne citerai que quelques passages où l’auteur nous parle de son roman :
« La notion de hasard a toujours été très relative à mes yeux et bien que ne croyant ni à la prédestination ni aux interventions divines, j’ai maintes eu l’occasion de me poser des questions sur l’agencement des événements dans mon propre parcours, mais aussi dans celui des autres »
« J’ai les deux pieds sur terre. J’affronte les mêmes contraintes et la même actualité que vous. Si parfois je perds foi en ce monde, je découvre chaque jour des raisons supplémentaires de croire aux individus.
Il n’existe pas une culture, pas une latitude sous laquelle « être plus humain » est considéré comme un défaut. On ne doit pas être si mauvais que certains cherchent à nous persuader. »
« Après avoir bénéficié de tant de heureux hasards, j’espère en initier quelques-uns. D’une certaine façon la Compagnie existe pour moi. »
« Par chance les individus capables d’aider sont aussi nombreux que ceux qui ont besoin d’aide. Elle est pas belle la vie ?
Annik