Bernard Gallizia

Sainte Gemma Galgani (1878-1903), laïque consacrée à Dieu dès son plus jeune âge, est née et morte à Lucques (Toscane), et canonisée par Pie XII le 2 mai 1940. En 1898, Gemma est atteinte d’une maladie mortelle. Depuis ce jour, les grâces surnaturelles abondent chez la jeune femme, à qui son ange gardien est déjà apparu deux ans auparavant, lui demandant de devenir « l’épouse du Roi crucifié ». Gemma consigne ses expériences dans un journal et dans des lettres qu’elle adresse à son confesseur, Mgr Volpi : guérison miraculeuse par l’intercession de Marguerite-Marie Alacoque ; apparitions de saint Gabriel de l’Addolorata, extases, et surtout dialogues fréquents avec son ange gardien et réception des stigmates de la Passion… Biographie écrite à la demande d’une religieuse imprégnée de la spiritualité de saint Paul de la Croix, fondateur de la Congrégation des Passionistes dans laquelle Gemma voulait rentrer, ce livre est dédié à « à tous les anges gardiens ». « Les anges gardiens ont leur demeure au Ciel tout en restant auprès de nous ; ils seront de toute éternité avec nous si, comme Gemma, nous écoutons bien le nôtre pour faire partie des élus du Ciel. Car tout ce que l’ange gardien dit à notre cœur vient de Jésus lui-même. » Le père Bernard Gallizia est prêtre du diocèse de Blois et sociétaire de l’Association des écrivains catholiques.
Présenté à la rencontre littéraire du 28 février.
Commentaire de nos lecteurs :
Il est très rare que je me laisse influencer par le hasard mais un site de prière proposait tout comme la tombola de nous faire découvrir le saint qui nous correspondait et je tombe sur une parfaite inconnue pour moi Gemma Galgani. Quand j’étais enfant je rêvais en lisant les BD qui racontaient la vie des saints, me sentant si loin d’eux mais avec envie. Quatre livres commandés sur elle avec vite un rejet car pour moi trop de « surnaturel » et tout cela attendait…
Son visage m’attirait et je me suis mise à lire ces livres… quitte à les avoir achetés, avant de les offrir à la bibliothèque paroissiale et je fus conquise…
Je vous laisse la découvrir et ne citerai que la conclusion du livre prier 15 jours me rassurant sur les échos positifs sur mon âme de ses écrits…
« Quand l’amour devient un absolu, il prend le nom de « Passion du Christ » ! Telle fut la découverte de Gemma au cours de sa vie, découverte qu’elle nous invite aujourd’hui à faire à sa suite. Si elle fut pour elle à l’origine d’une telle transformation, ne doutons pas qu’il en soit de même pour nous. »
« Sa force lui venait d’en haut ! Ni la pauvreté, ni la maladie, ni l’incompréhension ne la découragèrent. Jésus a eu soin de la transformer jusqu’au fond de son être, et de nous la présenter comme une de ses plus belles perles d’amour. »
« Lorsque l’on a la chance de goûter les écrits ou la vie d’un saint, il faut avoir conscience du don qui nous est fait. Entrer en communion avec Gemma, c’est recevoir du Seigneur lui-même un appel à franchir le rideau opaque et plat des apparences, à se laisser séduire par Lui et conduire au-delà de nous-mêmes. »
« Dieu se plaît à susciter l’amitié entre les âmes et les saints du Ciel. Une telle amitié est élective, et c’est pourquoi elle sert à nous indiquer la direction particulière dans laquelle Jésus veut nous voir avancer. »
« L’Eucharistie contemplée et goutée à la lumière de la Passion du Sauveur, comme manifestation ultime et inépuisable de la miséricorde divine, voilà en substance le message qu’elle nous crie de toute son âme ! »
« Gemma nous invite à nous arrêter longuement devant Jésus crucifié, afin de nous laisser pénétrer de son message. Les merveilleuses grâces qu’elle nous dévoile devraient nous encourager à dépasser nos peurs de Dieu. La spiritualité de la Passion n’est pas l’expérience de l’enfer ! Elle est au contraire un paradis anticipé, qui nécessite de notre part d’accepter de mourir d’amour à la suite du Christ. »
« Le testament de Gemma est le dévoilement du bonheur parfait ! Jésus a fait de la Croix, à partir d’un acte de destruction et de refus une source jaillissante de transformation intérieure. »
Le quatrième livre une pensée par jour restera pour un certain temps dans mon coin prière.
Annik