La liberté de Dieu

Monseigneur Laurent Ulrich

Alors que Notre-Dame s’apprête à rouvrir ses portes, l’archevêque de Paris s’adresse à toutes celles et ceux que l’incendie de la cathédrale a émus à travers le monde. Après les flammes, la reconstruction longue et patiente. Après la mort, la vie qui reprend ses droits. Cette résurrection peut être pour chacun un signe d’espérance. Se saisissant de la quête actuelle de sens, sondant les signaux du moment, c’est en pasteur et théologien qu’il nous rappelle cette évidence oubliée : Dieu nous aime, s’offre à nous comme aimant, souhaite qu’en retour nous l’aimions, mais cet amour demeure libre. Toujours il invite. Jamais il ne contraint. Car de cette gratuité dépend la vérité de la foi. Voici le traité lumineux d’un guetteur qui nous enseigne à discerner, à notre tour, dans le temps présent, les raisons d’espérer. Une parole rare. Une parole authentique. Une parole de vie.

Parole de lecteur

Connaissant bien Laurent Ulrich pour avoir participé plusieurs années à son conseil diocésain à Chambéry, comme vicaire épiscopal de Tarentaise, c’est avec plaisir et curiosité que j’ai lu son livre sorti en octobre 2024. Derrière un titre qui laisse croire à un exposé de haute théologie, j’ai découvert en fait le déroulé sans emphase de la vie d’un évêque qui accède progressivement à la responsabilité d’archevêque de Paris. Sans avoir réponse à tout, il dit combien ses différentes responsabilités exercées en Savoie, à Lille et enfin à Paris lui ont permis d’enrichir son ministère dans l’esprit du Concile Vatican II. Sans langue de bois, il ose témoigner du message de l’Évangile dans ses réunions officielles avec les différents responsables politiques qu’il a rencontrés. Respectueux de l’autre, il privilégie le dialogue et l’écoute non seulement avec ceux et celles qui sont chrétiens, dans leur diversité, mais aussi avec ceux et celles qui sont en désaccord avec l’Église et ses valeurs chrétiennes.
Un livre à la portée de tous, disponible à la bibliothèque paroissiale au presbytère.

Père Maurice

Commentaires des lecteurs :

Rencontre littéraire du 31 janvier 2026.

Un livre facile à lire, qui nous parle simplement de la foi, de l’église, de son auteur et qui aborde un grand nombre de sujets. Mgr Ulrich témoigne de ses 3 expériences d’évêque, en Savoie, sur Lille et Paris.

Il cite très souvent st François de Sales

P.22 : à propos de la cathédrale de Paris : « si les chrétiens ne trouvent pas bien les mots pour évoquer le ciel, la cathédrale parle au monde qui est représenté dans ce lieu, les pierres parlent, l’Ecriture parle !…toute l’histoire judéo-chrétienne, toute la foi en Dieu sont présentes dans ce bâtiment »

P.34 : « Dieu choisit de convertir les cœurs et non pas de modifier les évènements. Les évènements sont ceux que l’humanité se fabrique et Dieu choisit de former, de rendre plus humain le cœur de l’homme. »

P.39 : « une des causes de l’athéisme est la mauvaise image que nous renvoyons de Dieu.

P. 92 : par rapport à la messe en latin dite de Pie V dont certains chrétiens d’aujourd’hui restent attachés

« Le pape Pie V a fait œuvre de nouveauté au XVIe siècle quand il a promulgué la messe qui porte son nom. Paul VI lui aussi, a fait œuvre de nouveauté en promulguant une messe à son nom. Tous les deux ont réformé la liturgie dans le jaillissement d’une même tradition. Comme le dit l’Ecclésiaste, il y a un moment pour tout dans la vie : le moment St Pie V a duré 4 siècles, celui de Paul VI est en cours aujourd’hui et exprime l’enseignement du concile Vatican II »

P. 95 sur les régimes totalitaires : les régimes totalitaires ferment toujours la porte du ciel ; ils y sont contraints pour maintenir leur pouvoir et leur tyrannie et pour apparaître comme les seuls maîtres de tout. »

P.102 et 103 , Mgr Ulrich fait un résumé très intéressant des pontificats des 4 papes depuis le concile Vatican II et conclut : l’Eglise est chanceuse d’avoir eu de tels capitaines à sa barre.

P. 130 : il fait l’éloge des prêtres et évêques qui même à la retraite continuent de rendre beaucoup de service au sein de l’Eglise.

P.151 : il compare les phrases dite par le premier homme étant allé dans l’espace , un russe qui a dit qu’il n’avait pas vu Dieu et le suisse B. Picard dit lui : je n’ai pas vu Dieu mais tout ce que j’ai vu, fait penser à cette beauté de l’univers qui ne peut pas être accidentelle ! »

P.157 : l’option religieuse est un choix, choix de conscience. Les 3 aspects de la liberté religieuse sont : croire, ne pas croire , changer de religion et d’option de pensée.

Chaque adhésion religieuse se traduit par une vision éthique de la vie : conception de la mort, de la famille, du mariage, de la liberté personnelle et publique. Ce qui implique que nous ne pouvons pas nous empêcher de parler quand des droits sont bafoués.

P.165 : sur la fin de vie : la vie demeure un don mystérieux où la maîtrise technicienne est interrogée par la conscience.

P.174/175 : « la joie de croire » : (sa devise épiscopale)

C’est ma confiance dans une parole qui est semée dans le cœur et qui grandit ; c’est discerner la liberté que Dieu me donne ; Accepter d’écouter la Parole de Dieu, de méditer l’Ecriture et la mettre en relation avec les évènements, essayer d’en percer le secret, c’est essayer d’être fidèle dans une vie où l’on sait que l’on ne réussit pas tout.

P. 178 : La joie de Mgr Ulrich : témoigner de la liberté de Dieu : liberté qu’il prend pour nous aimer, liberté qu’il nous donne : le suivre ou l’ignorer ;

Les chrétiens sont des missionnaires de la liberté de Dieu.

Catherine

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