Margalida Reus

Nous vivons dans une société dont les individus se sentent de plus en plus seuls et insécurisés, souvent portés par un manque d’amour et une peur des autres comme d’eux-mêmes.
À la suite de circonstances pénibles, combien de vies se bornent à tourner en rond dans une solitude subie, que l’auteur nomme la “seulitude” ?
Comment sortir de cette seulitude et emprunter la voie qui mène à la consolation ?
Ce livre m’a interloqué par son titre « La seulitude ». Il révèle le lien entre le sentiment de solitude et le désamour de soi, caché dans des lieux secrets, des lieux « vides, froids, gris ». Mais « il n’y a pas de force intérieure sans l’acceptation de la vulnérabilité que nous portons ». Comme un appel…
A tous les enfants que les émotions enterrées fragilisent en se distillant comme des poisons dans leurs vies, lorsque le manque de qualité de présence et d’écoute les laissent seuls face à leurs détresses.
A tous les adultes qui ne se sentent pas le droit d’être fatigués ou malades, d’avoir des fragilités, qui n’ont ni le droit de pleurer, ni celui de vieillir.
A toutes les personnes âgées aussi qui ont grandement besoin d’être consolées et dont le comportement déroutant peut être l’expression de ce qui n’a pas été dit.
« Ecoutez votre plainte » quand la vie devient lourde, invivable, en quête de sens, qu’un poids pèsent sur les épaules, qu’un vide s’installe dans les entrailles, enlever votre « manteau de seulitude » et accepter de revêtir la présence. La clef ? L’amour de soi qui nous transforme et fait évoluer nos vies.
Extrait :
« Il faut une certaine humilité pour accepter l’idée qu’on a besoin des autres pour s’en sortir
Il faut un certain courage pour aller à la rencontre de notre vulnérabilité
Il faut de la force intérieure pour se tourner vers la vérité de notre propre histoire ».
Virginie