Véronique Margron

« Je me suis décidée à écrire non pour enfoncer le glaive plus avant dans l’Église, mais pour proposer des voies afin de sortir de ce désastre. ».
Véronique Margron est une voix catholique qui compte et une responsable reconnue de l’institution ecclésiale. Cette appartenance la rend peut-être plus radicale encore dans sa critique d’un système qui a permis tant d’abus sexuels dans l’Église, et qui en a organisé l’impunité. Véronique Margron a été amenée depuis des décennies à recevoir et écouter des victimes d’abus de toutes sortes, et cette expérience donne à son propos une densité humaine unique. De plus, s’engageant en théologienne, elle pousse la réflexion au-delà de la simple critique d’un dysfonctionnement, fût-il gravissime : il s’agit de déceler dans ce qui structure l’Église les racines du mal – et dans ses fondements spirituels les issues possibles d’un relèvement.
Avis de lecteur
Livre écrit en 2019 et qui malheureusement reste si actuel.
Véronique Margron est une religieuse dominicaine présidente de la CORREF (Conférence des religieux et religieuses de France) théologienne des questions d’éthique dont le maître a été Xavier Thévenot prêtre salésien.
Elle commence son livre par son credo et celui-ci donne envie de l’écouter et surtout de la suivre, elle me redit l’essentiel de ma foi et m’encourage à ne plus quitter la barque bien agitée de l’Eglise.
Une première partie intitulée : faire face
Pourquoi elle s’est décidée à écrire
La maladie du secret : une analyse intéressante du secret
La forfaiture
Nommer les maux : ne rien masquer et ne surtout pas atténuer la gravité du crime
Dans la deuxième partie, elle appelle à un renouveau spirituel…Approfondissement de différents thèmes : l’Eglise et la sexualité, l’action de l’Eglise face à un crime, le péché, la vraie miséricorde… personnellement cela rejoignait les réflexions entendues sur ce sacrement bien décrié dans et hors de l’Eglise et l’auteur permet d’approfondir ces thèmes.
Elle termine sur 12 travaux à entreprendre et peut être une rupture douloureuse qui peut permettre aux catholiques de se renouveler.
Annik.